Posté le 03-03-2008 à 22:44:17 Bon, je vais reprendre mon ancien intitulé, avec une pointe de nostalgie je ne peux pas proposer des extraits de mon roman, contrat d'édition oblige, mais je peux proposer de très vieux poèmes (j'avais 15 ans ^^") et aussi des nouvelles, s'il y a des intéressés 
Écrit le 01/01/05
Une myriade d’étoiles dans mes yeux
Triste jour que celui-ci,
Nuit d’ardeurs, jour sans vie.
Cette chambre bleue m’insupporte,
Et les hologrammes de caresses, déjà mortes,
Harcèlent mon esprit embrumé par le chagrin.
Je me souviens de ton visage se fondant dans le matin,
De ce sourire paisible flottant sur tes lèvres pâles,
Un sourire gorgé d’envie, de détresse et d’émotions palpables.
La nuit a encore une fois été longue, presque sempiternelle,
Mais nos caresses brûlantes me semblent à présent irréelles.
L’obscurité nous prodigue de doux rêves,
Et ces tendres enlacements ne sont que les chimères d’une courte trêve.
Le ciel, grande étoffe de velours sombre,
Est parsemé de diamants et d’ombres.
Toi, manteau de ténèbres protecteur,
Âme statufiée prisonnière d’innommables peurs,
De ta noirceur se détachent des perles, des vœux,
J’ai une myriade d’étoiles dans les yeux.
Cette fois, c’était la dernière des nuits,
Je vois cet éclat sombre briller dans ton regard endormi,
Et la lune déverse sa lumière argentée,
À travers cette fenêtre que tu as tant de fois traversée.
Je sais que cette fois-ci c’est un adieu.
Les larmes ruissèlent sur mes joues, perles de feu.
Nos univers ont depuis longtemps englouti mon cœur,
Berçant de silencieuses clameurs,
Un flot de promesses que je ne puis empêcher.
Adieu. Encore une fois, c’est toi qui a décidé.
Et je sais que sur ton échiquier, je ne suis plus la reine,
Seulement un simple pion blanc désarmé par sa peine.
Après tout, tu es peut-être juste venu pour sentir des baisers enflammés,
Je sais depuis longtemps que l’image de l’enfant est brisée.
Seulement, sous cette peau que tu te plais à caresser,
J’ai un cœur et une âme qui pleure le départ de son cavalier.
Si tu ne me protèges plus, fixe-moi de ton regard sombre,
Puits de souvenirs, de détresse et sans doute de mensonges.
Regarde et tu verras, dans ce bleu, un aveu.
J’ai une myriade d’étoiles dans les yeux. |