Fray

Dans une petite clairière...
Pages : 1 2 3 4 Bas de page  Page précédente  Page suivante
Ajouter une réponseAbsylia, index du forum -> Le coin des artistes -> Ecrits
totbung

Inscrit le : 06 jan 2006
Messages : 450
Localisation : dans les trains...

Posté le 14-03-2009 à 20:35:49  Voir le profil de totbung Envoyer un message privé à totbung 

Reprise du message précédent :

Totbung remarque le sourire d'Automne, elle aussi est contente de revoir du monde :) Totbung sourit à son tour.

Remettant à chauffer la casserole de chocolat chaud, elle prépare une infusion de cannelle. Le petit dragon annonce : " Je reviens, je vais déposer Automne quelque pat, je reviens. Je vous confie la clairière ? "

Confiante, Totbung décolle avec Automne sur le dos, laissant le début d'un petit texte pour éclairer l'histoire de Momiji :

Momiji avait donc du arrêter les cours de violon avec ce professeur, mais avait postulé au conservatoire afin de continuer à apprendre. Continuer ses cours au lycée et les cours de violon étaient difficiles, mais Momiji espérait qu’un jour, il pourrait ainsi atteindre un niveau suffisamment élevé que rien ni personne ne l’empêcherait de jouer avec sa sœur.

Le jeune homme avait grandi, gagnant une bonne dizaine de centimètres en un été. A la rentrée, Momiji avait découvert que Kyo et Thoru avaient des sentiments l’un pour l’autre. Très attaché lui aussi à Thoru, Momiji s’était rendu compte que Thoru était amoureuse de Kyo et que cet idiot de chat faisait semblant de ne pas s’en rendre compte. Bien décidé à aider Thoru à trouver le bonheur comme celle-ci le faisait pour lui, Momiji avait été provoqué Kyo, prétendant qu’il allait demander Thoru en mariage, pour que son cousin se rende compte qu’il restait de perdre Thoru si celui-ci ne faisait rien.

Kyo avait réagi en devenant encore plus protecteur envers Thoru, comme escompté par Momiji. Mais une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, peu de temps après, Momiji fut délivré de la malédiction. Perturbé, il arriva en retard en cours, pour passer voir sa « tante », qui lui souhaita une excellente journée. Momiji se fit discret mais Kyo finit par le trouver, lui disant que Thoru était inquiète.

Momiji avait alors annoncé la grande nouvelle à Kyo. La malédiction qui les enchaînait était en train de se lever, les uns après les autres, ils allaient pouvoir devenir de véritables êtres humains, aimer sans contrainte. Prophétique, Momiji annonça à Kyo que lorsque cela arriverait à lui aussi, Thoru serait encore plus heureuse que lorsque Momiji lui annoncerait sa propre libération.

Bien des rebondissements les attendaient encore, mais, au final, tous les maudits furent bien délivrés, et Thoru partit vivre à Tokyo avec Kyo. Momiji, lui, resta encore un moment à vivre parmi les Soma, mais passait de plus en plus souvent devant la maison de sa tante et de sa cousine.

Un soir, alors qu’il rentrait du conservatoire en passant devant l’école primaire de Momo, il vit ainsi sa petite sœur en larmes, les yeux rivés sur le sol, son énorme cartable semblant l’écraser encore plus qu’à l’accoutumée. Sans même réfléchir aux conséquences, il s’approcha d’elle et s’agenouilla : « Momo, ça ne va pas ? »

Sursautant, elle tourna la tête vers lui : « Momiji ! » Il lui sourit. Sa sœur essaya de sourire, mais les larmes eurent raison de sa pauvre tentative. Pleurant à gros hoquets, elle tendit les bras vers lui. Momiji la prit dans ses bras et la berça, tout doucement. Elle essaya de parler, mais les sanglots reprenaient de plus belle.

Momiji la tenait serrée tout contre lui, il ne comprenait pas ce qui mettait sa sœur dans cet état mais elle avait besoin de lui, alors il se jura de tout faire pour l’aider. Petit à petit, le torrent de larmes se tarit et Momo arriva à expliquer à Momiji son problème : comme elle avait trop de mauvaises notes à l’école, ses parents voulaient la faire aller dans une école privée, très loin d’ici, très loin de tous ses amis.

Momiji lui demanda alors quelles étaient ses matières faibles. Reniflant, la petite fille sortit un carnet de notes de son cartable. Rouge de honte, elle le tendit à Momiji. Les notes de Momo étaient en effet très basses, dans quasiment toutes les matières. La seule note où elle était la meilleure de la classe était la musique. Momiji sentit son cœur se serrer. Momo avait du faire le même type de calcul que lui pour réaliser leur rêve commun, tout miser sur la musique pour pouvoir jouer ensemble tous les deux. Sauf que les notes dans les autres matières risquaient de mettre Momo dans une institution si loin qu’ils ne pourraient plus se voir.

Le cerveau de Momiji tournait à plein régime, il était hors de question de laisser sa sœur partir, mais que faire ? Sortant une feuille de son propre sac, il rédigea un texte très court et expliqua à Momo : « Je vais proposer à ta maman d’être ton professeur particulier, comme ça, je pourrais t’aider à avoir de meilleures notes, d’accord ? » Soulagée, ayant retrouvé un début de sourire, Momo le regarda et lui dit : « Merci Grand f… euh, Momiji »

Avec un grand sourire, Momiji lui dit alors : « Tu peux m’appeler Grand frère, si tu veux. Ça ne m’embête pas. »

Sur le chemin du retour, il avait parlé musique avec Momo puis l’avait fait parler sur ses compositeurs préférés, ses amis, sa famille. Le soleil était en train de se coucher lorsque Momiji et Momo arrivèrent devant la maison de la petite fille, main dans la main. Le jeune homme sentit la main de Momo en train de se mettre à trembler dans la sienne. Il s’agenouilla à côté d’elle et lui tendit son cartable. Elle hésita un instant et commença à le remettre à regret sur son dos. Momo murmura alors : « J’ai peur, Grand frère. »

Momiji lui ouvrit ses bras et elle s’y blottit, tremblante. Momiji aussi avait peur, mais pour d’autres raisons. Si son père venait à apprendre ce qu’il préparait, il les séparerait. Malgré le fait que le temps soit doux, Momiji aussi se sentait envahi d’un froid mordant. Une image lui vint alors à l’esprit, Thoru le prenant dans ses bras pendant que Momiji pleurait. Y trouvant force et courage, il serra un peu plus fort sa sœur et arrêta de trembler : « Courage, Momo, on va faire tout ce qu’on peut pour que ça se passe bien, d’accord ? »

Celle-ci hocha la tête. Se séparant, Momiji se releva et sa petite sœur gravit les quelques marches qui menaient à sa maison. Regardant par-dessus son épaule, elle vit que Momiji ne la quittait pas des yeux. Respirant un grand coup, elle entra alors chez elle.


Message édité par totbung le 14-03-2009 à 20:36

Mahnoa

Inscrit le : 09 mars 2009
Messages : 21

Posté le 18-03-2009 à 14:36:29  Voir le profil de Mahnoa Envoyer un message privé à Mahnoa 

Coucou ! :)

Merci pour la suite !

Par contre, c'est bien un flash-back ?
Je trouve que c'est peut-être un peu trop long et détaillé pour un flash-back... :s
Je sais pas, qu'est-ce que tu en penses ?

Ou alors c'est moi qui veut la suite de la partie Tazusa+Momiji très vite ;) (oui je suis impatiente)

Bonne continuation et vivement la suite :p

Mahnoa

Message édité par Mahnoa le 18-03-2009 à 14:37

"Aucun de nous jamais ne révèle d'où il vient ni ce qui le hante", Edna O'Brien

totbung

Inscrit le : 06 jan 2006
Messages : 450
Localisation : dans les trains...

Posté le 19-03-2009 à 12:52:52  Voir le profil de totbung Envoyer un message privé à totbung 

Coucou !

De rien, c'est avec plaisir :) Oui, c'est un flash back, mais tu as raison, il est trop long et trop détaillé... Tant pis, je continue à tirer le fil, je changerai quand j'aurai fini l'histoire.

Voici la suite :
Momiji s’est levé en sursaut, le soleil est déjà haut dans le ciel. Son réveil n’a pas sonné !!! Il s’habille en quatrième vitesse et ne trouve plus sa chemise ! La panique le prend à la gorge, ce n’est pas le jour d’avoir ce genre de problème !

Il se précipite dans la salle à manger et y voit Thoru en train de repasser sa chemise. Levant la tête, elle lui sourit : « Momiji ! Bonjour ! Tu as bien dormi ? »
Momiji demande : « Quelle heure est-il ?
- 10h30, à peine, tu as du temps pour petit déjeuner et de te prendre une bonne douche, j’ai lavé tes affaires, il ne reste plus qu’à les repasser. »
Momiji regarde Thoru et soupire de soulagement, des larmes lui rendent les yeux brillants, tant de gentillesse de la part de Thoru permettent de chasser facilement ses cauchemars

Le jeune homme s’installe à la table principale, la nourriture préparée sent très bon, il commence à manger de bon appétit : « Danke, Thoru, c’est super bon ! » Thoru sourit et lui répond : « Tu diras ça à Kyo, c’est lui qui l’a préparé. » Momiji sourit à son tour, et hôche la tête, il faudra juste qu’il s’en rappelle tout à l’heure.

Une bonne douche plus tard, Momiji vient voir Thoru et demande : « Je peux donner un coup de main pour quelque chose ? » La jeune femme réfléchit et lui demande : « Cela t’ennuierait de m’aider à étendre le linge ? Kyo m’a demandé de ne pas trop me fatiguer. » « Pas de soucis. » La vie simple de Thoru est comme un baume pour le cœur sous pression de Momiji. Rien ne semble pouvoir altérer le rayonnement de bonheur qui émane de Thoru, et depuis longtemps, ce bonheur lui a permis à lui de se sentir mieux.

Kyo finit par rentrer et gronde gentiment Thoru d’avoir encore fait trop de choses dans leur maison. Momiji la défend, instinctivement, mais aucune tension naît de leurs échanges, tout est doux dans cette maison. Le déjeuner passe rapidement, et tous les trois prennent la voiture.

Pendant le trajet, Momiji sent la pression remonter, et, lorsqu’il descend de la voiture, ses poings sont tellement serrés sur la valise de son violon, qu’il en tremble. Thoru lui demande : « Après ton audition, tu veux revenir chez nous ce soir ? » Momiji accepte avec un sourire un peu crispé, tendu vers son audition. Kyo lui propose : « Tu as notre téléphone ? Appelles-nous quand tu auras fini, on passera te chercher après la consultation de Thoru. »
Momiji commence à hôcher la tête puis s’arrête net : « La consultation de Thoru ? » Subitement inquiet, il se tourne vers celle-ci : « Thoru, tu es malade ?
- Non, ne t’inquiète pas, je ne suis pas malade. », répond-elle avec un grand sourire heureux.
Kyo se passe la main dans les cheveux, gêné, comme s’il venait de faire une gaffe. Thoru le regarde et sourit de plus belle. Son mari finit par sourire et demande à Momiji : « Garde ça pour toi, d’accord ? »
« Mais de quoi tu parles ? » Momiji n’y comprends rien.
« On t’apprendra peut-être une bonne nouvelle ce soir. » répond simplement Kyo, souriant à son tour.

Momiji les regarde l’un et l’autre, puis un éclair de lucidité lui donne la réponse : « Vous êtes… Vous allez…
- Chut, c’est un secret ! », lui rappelle gentiment Thoru.
- Le docteur va nous confirmer ça cet après-midi, explique Kyo en regardant sa montre, et on va être en retard ! »
Momiji, un peu abasourdi, commence à sourire à son tour : « Félicitations ! Vous me direz ça ce soir ?
- Bien sûr ! »

Le jeune homme regarde la voiture s’éloigner, et, instinctivement, récite une prière pour que ses deux amis n’aient aucun souci. Un petit cousin, wow, Momiji a l’impression de prendre un coup de vieux d’un seul coup. En même temps, il est tellement heureux pour Kyo et Thoru, il entre dans le conservatoire d’un pas un peu plus léger.

Mahnoa

Inscrit le : 09 mars 2009
Messages : 21

Posté le 27-03-2009 à 09:42:47  Voir le profil de Mahnoa Envoyer un message privé à Mahnoa 

Coucou tout le monde !

Je n'ai pas trop le temps de m'attarder sur le forum en ce moment (trop de travail :confus: ) mais je voulais juste dire que je passe lire quand même :)

Je n'arrive pas trop à faire des remarques, parce que j'ai plus (+) envie de savoir la suite :bravo:

Bonne journée !

Mahnoa

Message édité par Mahnoa le 27-03-2009 à 09:43

"Aucun de nous jamais ne révèle d'où il vient ni ce qui le hante", Edna O'Brien

Mahnoa

Inscrit le : 09 mars 2009
Messages : 21

Posté le 30-03-2009 à 16:42:43  Voir le profil de Mahnoa Envoyer un message privé à Mahnoa 

Bonjour :)

Finalement je crois que je n'ai pas de remarques à faire... J'attends tout simplement la suite :p

Il ne se passe pas grand grand chose dans ce passage donc je crois que c'est pour ça... C'est mon impatience de retrouver le personnage de Tazusa et de voir ce qu'il va se passer avec Momiji et puis en parallèle là où est Peter...

Y aura bientôt une suite hein ? :chatpotte:

Mahnoa

"Aucun de nous jamais ne révèle d'où il vient ni ce qui le hante", Edna O'Brien

totbung

Inscrit le : 06 jan 2006
Messages : 450
Localisation : dans les trains...

Posté le 31-03-2009 à 09:05:40  Voir le profil de totbung Envoyer un message privé à totbung 

Totbung arrive dans la clairière, ses yeux un peu cernés. Elle voit Manhoa attendre avec impatience la suite et elle s'en veut un peu :
" Bonjour Manhoa, oui, t'inquiète pas, il y aura une suite :) Par contre, je te demande un peu de patience car j'ai un projet de spectacle irl avec mes copains ce samedi, et la dernière ligne droite nous prend beaucoup de temps et d'énergie.

Mais ne t'inquiète pas, la suite arrive bientôt ! :) "

Le petit dragon a très envie de dormir, tous ces projets irl lui prennent du temps, mais la répétition d'hier soir s'est très bien passé, si seulement samedi, le spectacle est aussi bon, ce serait trop trop bien. Le petit dragon se met sur une couverture, s'enroule dans une autre et essaie de récupérer un peu d'énergie. Sa robe est un peu terne, signe que ses forces sont au plus bas, mais le sourire qui illumine son visage endormi montre que toute cette énergie dépensée le rend heureux :)

Mahnoa

Inscrit le : 09 mars 2009
Messages : 21

Posté le 01-04-2009 à 21:39:08  Voir le profil de Mahnoa Envoyer un message privé à Mahnoa 

Bonsoir Totbung !

Désolée... je ne voulais pas que tu te sentes mal par rapport à mes propos.
Je suis impatiente de savoir la suite, mais je sais par expérience (je m'essaye à l'écriture moi aussi) que ça prend du temps :(

Je saurai être patiente, ne t'inquiète pas :^^:

J'ai juste une question... Que veut-dire "irl" ?
En tout cas, étant donné que samedi se rapproche, je te souhaite bon courage pour ton spectacle :)

Bonne soirée !

"Aucun de nous jamais ne révèle d'où il vient ni ce qui le hante", Edna O'Brien

totbung

Inscrit le : 06 jan 2006
Messages : 450
Localisation : dans les trains...

Posté le 02-04-2009 à 09:41:11  Voir le profil de totbung Envoyer un message privé à totbung 

Coucou Manhoa,

Merci pour ta compréhension :) Voivi comment, moi, je définis irl : irl = in real life, cela veut dire en dehors d'internet, dans la vie réelle :)

Merci pour le courage, j'ai la pression qui monte !!! j'espère que tout va bien se passer ! Sans vouloir me vanter, j'ai l'impression qu'il va être bien ce spectacle :rougit: ça met encore plus la pression !!! Bref, bonne journée !

Automne

Inscrit le : 31 juil 2008
Messages : 94
Localisation : Je suis du Québec

Posté le 14-04-2009 à 16:55:18  Voir le profil de Automne Envoyer un message privé à Automne 

Alllooooooooooo!!!!

Bon alors, je suis un peu désolé... car je suis trèèèèèès..... occupée en se moment...
Mais, j'ai pris un peu de temps (du peu que j'ai) pour me mettre à jour (ce matin même)... et j'aime toujours autant te lire.
Donc j'ai remarqué quelque tite chose...

D'abord dans un post de la page précédente... une tite répétition...

Ainsi, sa mère s'était remise à sourire, à chanter et à sourire. Son père et elle avaient eu la bénédiction d'avoir un autre enfant, Momo, la sœur de Momiji, qui avait échappé à toute malédiction.

Et puis.... à la fin de ton flashback... je trouve que la transition se fait pas bien...
Celle-ci hocha la tête. Se séparant, Momiji se releva et sa petite sœur gravit les quelques marches qui menaient à sa maison. Regardant par-dessus son épaule, elle vit que Momiji ne la quittait pas des yeux. Respirant un grand coup, elle entra alors chez elle.
La transition ici.... quand le texte est tout d'un bout... ... enfin, c'est pas mal quand même.
Momiji s’est levé en sursaut, le soleil est déjà haut dans le ciel. Son réveil n’a pas sonné !!! Il s’habille en quatrième vitesse et ne trouve plus sa chemise ! La panique le prend à la gorge, ce n’est pas le jour d’avoir ce genre de problème !

Et une toute dernière....
Le jeune homme regarde la voiture s’éloigner, et, instinctivement, récite une prière pour que ses deux amis n’aient aucun souci. Un petit cousin, wow, Momiji a l’impression de prendre un coup de vieux d’un seul coup. En même temps, il est tellement heureux pour Kyo et Thoru, il entre dans le conservatoire d’un pas un peu plus léger
Ça serait pas un tit neveu???

Bon... c,est pas des fautes d'ortographe... moi même j'en fait beaucoup et je n'en voit donc pas dans ton texte...
Ce ne sont que des suggestions... enfin, des truc qui m'ont accrocher...

J'attend une suite moi aussi.... mais je comprend que tu sois occupée... je le suis pas mal moi aussi.
À bientôt!!!

Plus d'images, Plus de magie, Plus d'imagination....--- De mon monde imaginaire, j'aimerais mieux mourrir, plutôt que d'en sortir! ---

totbung

Inscrit le : 06 jan 2006
Messages : 450
Localisation : dans les trains...

Posté le 20-04-2009 à 10:06:15  Voir le profil de totbung Envoyer un message privé à totbung 

Mon coude est cassé, je dois le laisser se réparer. donc je ne peux pas trop écrire sans retarder la guérison... Je reviendrai bientôt. Bonne journée, merci pour votre patience !!!

lukian

Inscrit le : 20 août 2007
Messages : 392
Localisation : dans un château en ruines, assis devant l'âtre d'un feu

Posté le 20-04-2009 à 12:17:25  Voir le profil de lukian Envoyer un message privé à lukian 

Ne possédant, malheureusement, aucun remède qui puisse guérir Totbung, Lukian se poste près de lui et veille sur le dragon en attendant son rétablissement.
_ J'espère que tu t'en remettra vite ma chère. :s
Le loup baisse la tête sur ses pattes, mais garde les oreilles dressées.

Message édité par lukian le 20-04-2009 à 12:17

Le N&D fait son Show !! Ici =>http://thenetdshow.blogspot.com/

totbung

Inscrit le : 06 jan 2006
Messages : 450
Localisation : dans les trains...

Posté le 21-04-2009 à 10:27:07  Voir le profil de totbung Envoyer un message privé à totbung 

"Merci Lukian, c'est gentil :)"

Une attelle bleue entoure le coude et le bras de Totbung, l'empêchant d'écrire et de faire plein d'autres activités. Totbung a bien du mal à rester tranquille...

Remontant dans la liste des messages, Totbung remarque le message d'Automne :
"Merci à toi aussi, Automne, je corrigerai et commenterai quand ce fichu bras ira mieux."

Totbung ouvre une boîte à musique, pour essayer de ne pas penser à tout ce qu'il y a à faire et qu'elle ne peut pas avancer...

Mahnoa

Inscrit le : 09 mars 2009
Messages : 21

Posté le 28-04-2009 à 17:40:10  Voir le profil de Mahnoa Envoyer un message privé à Mahnoa 

Coucou Totbung !

bon rétablissement pour ton coude... je ne sais pas pour combien de temps tu en as mais je suppose que même 1 semaine ça doit pas être super :s

Au fait, comment s'est passé ton spectacle tant attendu ?

A bientôt j'espère !

Mahnoa

"Aucun de nous jamais ne révèle d'où il vient ni ce qui le hante", Edna O'Brien

totbung

Inscrit le : 06 jan 2006
Messages : 450
Localisation : dans les trains...

Posté le 05-05-2009 à 20:02:22  Voir le profil de totbung Envoyer un message privé à totbung 

Un grand dracosire a emmené Totbung quelques temps, en vacances, pour que Totbung pense à autre chose, oubliant son bras cassé et le laissant reposer et se réparer.

Les deux dragons reviennent et Totbung vient regarder ses messages : " Merci Manhoa ! c'est très gentil, mon bras me démange mais je fais une radio jeudi, je saurai enfin si mon os est ressoudé :) "

Le petit dragon ferme les yeux et revoit les images de la journée du spectacle. Il sourit et commence à raconter :
" Allez, pour vous remercier de votre patience, je vais vous décrire cette journée :)

Ce samedi, nous arrivons à notre salle d'entraînement, et nous préparons toutes nos affaires, puis nous répartissons toutes celles-ci dans nos voitures pour les emporter à la salle de spectacle où aura lieu la dernière répétition.

Nous nous mettons tous en costume, et nous nous retrouvons prêts à faire nos saynètes lorsque soudain, l'un de nous se rend compte qu'il lui manque son bouclier !!! Pas malin sachant que son partenaire doit y donner de grands coups d'épée médiévale!!!

Pas de panique, on a encore le temps d'aller le chercher. Je me porte volontaire pour aller le chercher, mon costume étant celui qui ressemble le plus à des habits normaux, je peux y aller sans me changer.

Je retourne donc à la salle d'armes avec un autre ami, je descends pour ouvrir la grille et là, BAM, je tombe, m'ayant pris les deux pieds dans le trottoir. Pas glorieux, hein ?

Mon bras droit me fait tellement mal, j'en pleurerai presque, cela fait six mois qu'on répète, pourquoi maintenant ? Et pourquoi aussi bêtement ? Je ne sais pas encore qu'il est cassé, mais dans ma tête, je prends ma décision : je vais monter sur scène pour la dernière répétition et, si j'arrive à tenir mon épée, je ferai le spectacle.

Maintenant, je vais lancer des fleurs, beaucoup de fleurs :) Car tous mes amis de l'escrime m'ont soutenu, pas un seul m'a grondé, tous ont été super gentils, adaptant leurs gestes pour que je puisse moi aussi monter sur cette scène dont je rêvais depuis 6 mois, m'aidant à me serrer le coude dans une attelle de fortune (une coudière pour roller), me prêtant de la pommade, me donnant tout plein de sourires et de courage.

Ce n'est pas moi qui suis montée sur scène, c'est "nous", un mélange de moi et de toute la gentillesse que tous mes amis m'ont témoignée, je n'aurai pas eu le courage toute seule :)

Les mots sont bien petits pour exprimer ma reconnaissance envers eux.

Mais, pour répondre enfin à ta question, Manhoa, oui, cela s'est bien passé, le spectacle a été un tel succès que je n'ai qu'une envie, c'est de recommencer :)

Jeudi, je saurai si je peux reprendre le sport, jeudi, j'espère que tout sera ok pour que je puisse retourner m'amuser avec tous ces amis :)

Voilà, je m'en vais, je vais laisser mon bras tranquille. Bonne soirée à tous et merci pour votre patience encore une fois :) "

totbung

Inscrit le : 06 jan 2006
Messages : 450
Localisation : dans les trains...

Posté le 07-05-2009 à 17:45:35  Voir le profil de totbung Envoyer un message privé à totbung 

Jet du fond de mon coeur, pas bien écrit, mais j'aimerai bien le travailler et peut-être, si je l'ose, l'offrir à certaines personnes qui me sont chères. Pouvez-vous m'aider à le travailler ? Merci :)

Ma famille de coeur...

Mes proches à moi sont ceux que j'aime d'une amitié si forte qu'elle peut facilement me faire pleurer.

Je pleure quand je crois leur avoir du mal par erreur, je pleure quand je sens quand ils sont malheureux. Ce que je déteste le plus ? Savoir que je ne peux rien faire pour eux...

Mais je pleure aussi de savoir qu'ils sont toujours là pour moi, ils me rendent heureuse de s'inquiéter pour moi.

A mon anniversaire, je suis toujours étonnée de voir que des gens pensent à moi...

Je me sens toute petite en ce moment, tellement mal... Pourquoi il y a des gens aussi bien que mes amis qui se penchent pour me prendre par la main et pour m'aider à me relever ???

Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter leur amitié, je me le demande tout le temps...

Ils sont toujours étonnés que je m'excuse tout le temps, que je leur demande pardon tout le temps pour des faux pas que j'imagine plus gros que des montagnes alors qu'ils sont encore plus petits que des souris... J'ai peur de les perdre, je ne me sens pas assez bien pour eux.

Je ne suis qu'une toute petite chose qui se sent toute fragile, qui râle tout le temps, qui a du mal à vivre et à grandir tant elle a peur de tout...

Mon compagnon de vie m'a dit que j'avais les amis que je méritais. Je ne pense pas les mériter, mais, en tout cas, je suis honorée qu'ils s'intéressent à moi, qu'ils pensent à moi, qu'ils s'inquiètent quand je vais mal ou que mon corps me fait souffrir, et qu'ils soient heureux quand du bonheur entre dans ma vie, qu'ils prennent le temps de m'écouter...

Je voudrai les remercier à la hauteur de ce que je les estime, mais les mots se bloquent dans ma gorge dès que l'émotion monte chez moi... cela se finit le plus souvent par des signes de mains, je montre ma gorge nouée, mes yeux pleurent et là encore, mes amis me comprennent et me prennent dans leurs bras...

Pourquoi j'arrive pas à leur parler... pourquoi j'arrive pas à leur dire merci...

Si les larmes m'empêchent de parler, je souhaite que mes mains et mon écriture prennent le relais. S'il vous plaît, écoutez-moi.

Du fond du coeur, merci à tous.

Message édité par totbung le 07-05-2009 à 17:50

Automne

Inscrit le : 31 juil 2008
Messages : 94
Localisation : Je suis du Québec

Posté le 10-05-2009 à 04:29:16  Voir le profil de Automne Envoyer un message privé à Automne 

Automne revient dans la clairière... elle se faufile silencieusement parmi les derniers arbres. Ça doit bien faire plus de deux semaines qu'elle a discrètement quitté les lieux pour aller receuillir ce que la nature avait à lui offrir en ces beaux jours de printemps... c'est ainsi qu'avec un sac sur le dos, rempli de merveilleux délice à l'érable qu'elle revient rejoindre ses amis dans cette clairière toujours acceuillante.

Elle en offre d'abord un plein panier à messire Lukian pour son anniversaire.
Puis, elle offre quelques douceurs aux autres invités (comme Mahnoa)
Et finalement... une caisse bien remplit pour le maitre des lieux... messire Totbung.


"Vous en aurez ainsi en réserve pour toute l'année à venir."

Elle remarque alors l'attelle bleu au bras de son ami

"Ho!, Mais tu t'es blessé?"
"Mais.... mais j'en suis très désolé."

Automne réfléchit, il se pourrait bien qu'elle ait quelque chose pour soigner ça...

Puis elle remarque la feuille que son ami lui tend... elle y jête un coup d'oeil.... d'un geste de la tête, elle dit avoir compris.
Puis, fouillant dans son sac, elle en sort elle aussi une feuille sur la quelle il y a un dessin
(http://www.absylia.com/forum/Dessins/C_est_pas_grand_chose_mais_bon-370-1.html)

"J'ai griffonné ceci confortablement adossé à une des mes chères Érables. Je l'ai fait en pensant à toi! Il est loin d'être parfait... mais...."

Automne croise le regard du dragon rouge... ils se sont compris..................

Et sur ce... Automne repart dans la forêt... elle pense bien avoir un remède (elfique!!!) pour son ami... et hélas, il lui reste encore un peu de travaille.... Elle emporte le texte de son ami... peut-être que lors d'une pause, elle pourra y réfléchir....

À bientôt!!!

Message édité par Automne le 10-05-2009 à 04:35

Plus d'images, Plus de magie, Plus d'imagination....--- De mon monde imaginaire, j'aimerais mieux mourrir, plutôt que d'en sortir! ---

totbung

Inscrit le : 06 jan 2006
Messages : 450
Localisation : dans les trains...

Posté le 12-05-2009 à 11:55:05  Voir le profil de totbung Envoyer un message privé à totbung 

Totbung regarde tout ce qu'Automne a rapporté : "Wow, merci beaucoup ! C'est super gentil de ta part de rapporter tant de bonnes choses ici :)"

Quand Automne remarque l'attelle, Totbung explique : " Le médecin a dit que j'aurai bientôt le droit de l'enlever, mais qu'il faudrait que je rééduque mes muscles pendant de longs moisa avant de pouvoir l'utiliser à plein potentiel. J'ai trop trop hâte... Merci d'avance pour le remède elfique, cela permettrait peut-être d'accélérer tout ça :) "

Lorsqu'Automne lui tend son parchemin, Totbung est intrigué puis, en découvrant le dessin, ses yeux s'écarquillent : " Un dragon ? en pensant à moi ? " Le petit Dragon est touché, le dessin est très joli, son coeur se fait gros, il n'arrive plus à parler... "Merci beaucoup !" Heureusement, Automne comprend facilement, même sans les mots.

Au moment où Automne reprend la route, Totbung glisse des chocolats et des friandises dans sa besace, elle espère la revoir bientôt :-)

A bientôt et prends ton temps :)

Message édité par totbung le 12-05-2009 à 20:51

totbung

Inscrit le : 06 jan 2006
Messages : 450
Localisation : dans les trains...

Posté le 15-05-2009 à 21:45:46  Voir le profil de totbung Envoyer un message privé à totbung 

Totbung peut enlever son attelle, le médecin l'a autorisé à reprendre peu à peu l'entraînement, donc pas de temps à perdre ! :)

Pendant ce temps-là, Peter et Dion arrivent en haut du grand escalier de cristal, face aux deux lourdes portes qui marquent l'entrée du Paradis. Dion se tourne vers Peter et vérifie que celui-ci a bien caché la petite boule de liaison vers Tazusa. Il est inquiet, il se demande s'il a bien fait de la donner à Peter. Il sent que quelque chose ne tourne pas rond, il a fait une erreur de calcul quelque part, mais quelle est-elle ? Il tient à ce protégé, bien plus que le soupçonne Peter. Dion a été humain dans une autre vie, et cette autre vie est en train de lui hurler un avertissement qu'il n'arrive pas à entendre, il est si fatigué...

Peter regarde le visage soucieux de Dion, et se demande ce qui va lui arriver. Lui aussi appréhende ce qu'il va se passer. Il ne veut pas perdre son ange gardien, vu que celui-ci lui a promis de l'aider à veiller sur Tazusa. Encore quelques marches et Peter arrivera en pays inconnu. La dernière fois, l'escalier s'était dérobé sous lui. Peter tâte les marches, pas question de se laisser surprendre une deuxième fois, il est nerveux, il se demande si ce serait vraiment un mal de redescendre sur Terre, mais il ne peut pas être sûr de pouvoir rejoindre Tazusa, alors l'unique option disponible est de s'accrocher à Dion.

Les portes s'ouvrent avec un grondement, s'ouvrant sur un tunnel rempli d'une lumière aveuglante. Peter se couvre les yeux d'une main et place vivement la petite boule dans sa poche de l'autre, puis il la serre de toutes ses forces.

Une voix caverneuse mais mélodieuse s'élève alors : " Bienvenu Peter, nous t'attendions. " Peter peine à voir ses pieds, il sent alors la main de Dion se poser sur son épaule. Son ange gardien lui chuchotte : " Fais-moi confiance, Peter, ça va aller. " Bizarrement, Peter ressent à la fois l'anxiété et la fatigue de Dion, mais aussi la force qui émane de son ange gardien. Celui-ci ne le laissera pas tomber. Tous deux s'avancent dans la lumière aveuglante et passent les portes qui se referment avec le même grondement sourd.

Ils arrivent ainsi dans un espace très vaste, vivement éclairé mais de façon un peu moins aveuglante. Ici, courent des anges dans tous les sens, au milieu de très longues files d'humains portant une auréole comme Peter. Le "sol" est bizarre, on dirait marcher sur un sol de verre derrière lequel brilleraient des étoiles et des galaxies en plein mouvement. Peter n'a pas le temps de demander à Dion qu'est-ce que c'est que cet étange endroit qu'un ange haut de trois mètres surgit et se met à hurler : " Les humains dont le nom de famille vont de f à h, un nouveau bureau est ouvert pour votre enregistrement sur la droite. "

Une petite chérubine commence à se diriger vers Peter, mais Dion s'interpose : " C'est bon, j'ai déjà fait ses papiers, il vient avec moi.
- Dion ? Ah mais, tu es sûr ? Il devait arriver y a trois jours, non ?
- Tu crois que j'ai fait quoi pendant trois jours ? je me suis tourné les pouces ? Viens, Peter, on a à faire. Quant à toi, ma jolie Diana, si tu veux bien, retrouve-moi ses papiers, j'espère qu'ils n'ont pas encore été égarés ! "

La chérubine rougit (à cause du compliment ou du sarcasme voilé ? Peter n'en sait rien) mais les laisse passer.

Dion entraîne Peter en grommelant, et l'entraîne loin des files d'attente.

(à suivre...)

Message édité par totbung le 15-05-2009 à 22:04

totbung

Inscrit le : 06 jan 2006
Messages : 450
Localisation : dans les trains...

Posté le 04-06-2009 à 20:10:43  Voir le profil de totbung Envoyer un message privé à totbung 

La main de Dion continuant à le guider, les deux garçons arrivent dans un nouvel endroit, qui ressemble à un campus universitaire ensoleillé, un peu comme celui qu'a fréquenté Peter quand il était étudiant au Canada.

Des anges qui semblent avoir à peu près le même âge que Peter et Dion s'y promènent, à pied ou en volant grâce à leurs ailes blanches. Certains sont très absorbés par des boules oranges qui flottent au-devant d'eux, ces boules ressemblent à celle qui permet à Peter de regarder Tazusa.

Dion mène Peter dans l'une des résidences et monte les escaliers jusqu'à atteindre une porte en bois qu'il ouvre : " Bienvenue chez moi, Peter, ou plutôt, bienvenue chez toi ! "

L'appartement ressemble à une colocation à deux chambres avec une grande salle principale où se trouve un petit coin cuisine. Sur les murs, des affiches d'équipes de baseball côtoient des cartes postales venues de tous les pays du monde. Dion ouvre la porte d'une des chambres et dit à Peter : " Voici ta chambre, si tu as besoin de quoi que ce soit, fais moi signe. "

Peter entre avec précautions, pendant que Dion ouvre les volets de la chambre, laissant entrer un grand flot de lumière. La chambre contient une armoire, un bureau et un lit, et n'est absolument pas décorée, mise à part un gros nounours marron en peluche sur l'oreiller.

Peter s'assoit sur le lit et prend le nounours, celui-ci a l'air très vieux, mais la peluche n'est pas rêche, au contraire, elle est toute douce. Une vague de mélancolie s'empare de Peter, sans qu'il arrive à déterminer d'où elle vient. Il aimerait que Tazusa soit là, il ne l'a jamais vu avec une peluche, mais son instinct lui dit qu'elle aurait bien aimer elle-aussi serrer cette peluche dans ses bras.

Des larmes commencent à s'accumuler dans sa gorge, Peter sent que la tristesse qu'il a ressenti en quittant Tazusa est sur le point de déborder. Il avait réussi à sourire, et Tazusa aussi, mais ni l'un ni l'autre n'avaient réussi à dire ces trois mots, ce "je t'aime" que Tazusa n'avait réussi lui dire que quand il s'était senti devenir lumière.

Il aurait tellement voulu la serrer dans ses bras et l'aider à sécher ses larmes, lui dire que pour lui aussi, elle était devenue celle que son coeur avait choisi, il se sent oppressé. Dire qu'il s'était moqué gentiment de Tazusa quand celle-ci s'était mise à pleurer. Son coeur lui fait de plus en plus mal, les larmes arrivent jusqu'à ses yeux et tombent silencieusement sur le nounours.

Dion regarde Peter pleurer et se sent de trop, il n'a jamais été très doué pour ces choses-là. Il passe à côté de Peter et lui serre un moment l'épaule. " Rejoins-moi quand tu en auras envie, prends ton temps. " murmure-t-il avant de quitter la chambre.

Peter pleure encore un moment, sous le coup de la tristesse, mélangée au regret de ne pas savoir comment rejoindre Tazusa. Peu à peu, les larmes s'arrêtent de couler, il commence à se calmer. Il se sent un peu vidé, cela lui a fait du bien de pleurer. Il finit par soupirer, Tazusa ne se gênerait pas pour le gronder de se laisser aller comme ça. Elle lui lancerait une ou deux de ses piques dont elle a le secret afin de lui redonner envie de se battre pour leurs rêves. A propos de rêve, Tazusa a-t-elle réussi à dormir ?

Peter sort avec précaution la boule de sa poche, en essuyant ses larmes de sa manche. Ce qu'il voit le bouleverse : Tazusa est elle aussi en train de pleurer dans les bras de sa meilleure amie ! Peter sent son coeur se serrer, mais il refoule sa tristesse, il a pris sa décision : peu importe le prix à payer, il aidera Tazusa à être heureuse, et il fera tout ce qui est en son pouvoir pour la rejoindre.

S'essuyant une nouvelle fois le visage, il va rejoindre Dion afin de savoir comment il pourrait faire.

*****************************************************************************

Tazusa rejoint la voiture de son coach, celui-ci sourit, il est sur un petit nuage car il vient de parler avec Hitomi : " Coach ? Est-ce que je peux inviter Mika à venir à la maison ce soir ?
- Bien sûr ! Aucun souci ! "

Tazusa sourit à son tour, cela va lui faire du bien de parler avec Mika. A la radio, se met à passer "Black Jazz", la musique sur laquelle Peter et elle avaient écrit la performance de serveuse sur glace. Cette musique entraînante fait monter des larmes dans les yeux de Tazusa, mais elle ne veut pas craquer, ne pas montrer à Takashima à quel point cela éveille une tempête de sentiments chez elle.

Tazusa se met à rêver, se remémorant tous les moments heureux qu'elle a vécus avec Peter pour chasser ses larmes. Elle repense au moment où elle a essayé son nouveau costume et où Peter lui a dit qu'elle était mignonne, elle se met à rougir de plus belle. Pour revenir à la réalité, Tazusa se met quelques baffes et s'ébroue. Regardant par la fenêtre, elle aperçoit alors Momiji en train de remonter la rue. " Ah ! c'est vrai ! Momiji doit avoir son audition aujourd'hui ! " La voiture continue à avancer quand, soudain, Tazusa réalise : " Mais il ne va pas du bon côté, il s'éloigne du Conservatoire ! "

" Coach ! Arrêtez la voiture !
- Hein ?
- Arrêtez-la ! "

Heureusement, le feu passe au rouge et Tazusa jaillit de la voiture : " Je vous rejoins à la patinoire ! " Takashima n'a pas le temps de protester qu'elle claque la porte et court en ce sens inverse.

Arrivée à la hauteur de Momiji, elle s'exclame : " Momiji ! " Celui-ci se retourne, étonné. Un peu essouflée, Tazusa commence à expliquer : " Le conservatoire... tu ne vas pas du bon côté ! "

Momiji sourit : " Danke Miss Tazusa ! Merci beaucoup ! En fait, je n'étais pas perdu, je m'éloignais pour être au calme avant l'audition.
- Oh ? " Tazusa se sent un peu bête.
Momiji ajoute : " C'est très gentil d'avoir pris la peine de me prévnir." Son regard se perd dans la direction du conservatoire, et il ajoute d'une voix un peu tendue : " Le jury a une heure de retard... Je n'en pouvais plus d'attendre à côté de gens stressés comme moi. "

Tazusa regarde Momiji et se revoit en pleine compétition, quand Peter faisait tout son possible pour l'aider à se détendre. Les mains de Momiji tremblent, il semble être tendu à se rompre. Même si elle ne sait pas trop comment faire, Tazusa a envie d'aider Momiji, comme Peter l'aurait fait pour elle. Elle cherche dans sa mémoire comment Peter l'avait aidé.

Message édité par totbung le 04-06-2009 à 21:03

totbung

Inscrit le : 06 jan 2006
Messages : 450
Localisation : dans les trains...

Posté le 15-06-2009 à 11:57:52  Voir le profil de totbung Envoyer un message privé à totbung 

Bon, visiblement, depuis un mois, mes écrits n'intéressent personne alors, je vais me consacrer à autre chose.

Totbung range ses parchemins, ses encres et sa plume dans son sac, laisse un sifflet magique pour être prévenu si des nouveaux messages arriveraient enfin puis, sac à l'épaule, prend son envol pour d'autres lieux.

Totbung survole une dernière fois sa clairière, il est triste de partir ainsi mais un mois sans réponses, il n'est plus motivé pour continuer ainsi. Il reviendra peut-être faire des commentaires chez les autres graines d'artistes, il sait que les encouragements, même peu constructifs que sont ceux que le petit dragon laisse, peuvent aider à continuer à avancer.

Un message est accroché à l'entrée de la clairière : " Totbung est absent pour le moment, pour l'appeler, veuillez utiliser le sifflet magique. "

Totbung s'éloigne et disparaît au loin : "Au revoir..."






Automne

Inscrit le : 31 juil 2008
Messages : 94
Localisation : Je suis du Québec

Posté le 24-06-2009 à 17:38:57  Voir le profil de Automne Envoyer un message privé à Automne 

Automne la Demi-Elfe revenait vers la clairière, joyeuse de retrouver ses amis(es).
Mais c'est avec une grand tristesse qu'elle l'a découvre désertée. Tout le monde est parti, même son ami Dragon...
Elle voit alors le message et le sifflet magique... Elle le prend dans ses mains pour appeler son ami, mais s'arrête au dernier moment. À quoi bon, de toute façon, elle doit aussi quitter ses lieux enchanteurs. La nature l'appel, elle doit retourner aux pays des elfes.
Elle sort de son sac un parchemin et écrit avec sa plus belle écriture:

Chère ami Totbung!
Je te laisse ce mesage pour te dire que je dois quitter la Vallée D'Absylia pour le temps de la belle saison. Il y a beaucoup de travail chez moi, là-bas, dans mon pays. Je vais essayer de continuer d'écrire mon histoire. Je reviendrai cet automne pour la partager avec toi et tout les autres qui le voudront bien. C'est un peu beaucoup grâce à toi que je me suis lancée dans ce projet. je t'en remerci beaucoup.
De ton coté, j'espère que tu vas aussi continuer d'écrire... j'aimerais bien savoir ce qui arrive à Peter même si j'ai ma petite idée ladessus ;)
Mais tu peux aussi écrire autre chose... j'aime bien te lire.

Alors Aurevoir et à cet automne mon ami!


Automne glisse le parchemin sous le chandellier de la grande table qui trone au mileu de la clairière. Elle espère bien que son ami repassera et verra le message.
Elle remets son sac sur son dos et s'apprète à quitter les lieux...
Elle sort un sifflet de d'or et souffle doucement dedans. Un son fort et strident, dans les sur aigu retentit...
En attendant l'arrivé du messager... Automne fouille à nouveau dans son sac... elle en sort un parchemin déjà griffonné de sa belle écriture. Elle le glisse avec l'autre sur la table. Comme ça, si son ami repasse, elle pourrat le lire. (voir sous mon topic)
Puis un souffle puissant balai la clairière... un immense Dragon rouge ralenti son vole pour attérir dans la clairière. C'est Bryagh, un autre ami dragon qu'Automne a rencontré dernièrement. Il la ramènera dans son pays.
Elle monte sur son dos et la voilà partie.
Du haut des air, elle jète un dernier regard vers la clairière... les parchemins ont résistés au vent provoqué par les ailes de Bryagh.
Rassurée, Automne se concentre sur le voyage à venir...

Bye!

Plus d'images, Plus de magie, Plus d'imagination....--- De mon monde imaginaire, j'aimerais mieux mourrir, plutôt que d'en sortir! ---

totbung

Inscrit le : 06 jan 2006
Messages : 450
Localisation : dans les trains...

Posté le 26-06-2009 à 13:37:36  Voir le profil de totbung Envoyer un message privé à totbung 

Survolant la forêt, Totbung plane un instant au dessus de sa clairière, hésitant à aller y faire un tour, tant celle-ci lui avait paru froide depuis que ses compagnons étaient partis.

Mais elle a promis de passer de temps en temps et, en souvenir de ses compagnons, elle se doit de descendre juste au cas où.

Atterrissant au milieu de la clairière, elle remarque que le sifflet d'argent n'est pas exactement à la place où elle l'avait laissé. Prise par un sentiment de timidité, elle s'avance tout doucement vers la grande table et aperçoit deux parchemins sous le grand chandelier, tous deux laissés par Automne.

Les larmes brouillent un instant sa vue, puis, prenant sur elle, elle les sèche et lit les deux textes.

Sortant de son bagage un parchemin, elle écrit un petit texte pour Automne :

"Chère Automne,

ton message m'a fait bien plaisir. Je reviendrai moi aussi de temps en temps pour regarder comment évolue la vallée d'Absylia, et j'attendrai l'automne avec impatience pour venir te voir et te lire :)

J'aimerais bien venir visiter le pays des elfes, si un jour tu as envie de me faire visiter ta contrée.

Je ne te garantis pas d'écrire beaucoup, m'étant engagé sur d'autres projets par ailleurs. Mais l'histoire de Peter continue dans ma tête, et sachant que tu as envie de me lire, j'essaierai de la continuer, car je n'avais plus réussi à n'écrire que pour moi.

Prends soin de toi et j'espère que tout plein de bonheurs t'arriveront. En attendant la saison où les feuilles rougissent, je te souhaite un bon retour dans ton pays.

A bientôt
. "

L'encre met un peu de temps à sécher, Totbung en profite pour déposer quelques cookies dans une boîte en fer blanc ("Servez-vous" y est imprimé en grosses lettres) pour les éventuels visiteurs qui viendraient en attendant sa prochaine visite.

Elle lit le petit texte sur l'héroïne d'Automne, et le trouve très touchant. Des personnes qui se sentent rejeter à cause de leur différence, c'est bien triste, elle espère que l'héroïne pourra rencontrer une voir plusieurs personnes qui l'accepteront telle qu'elle est et deviendront ses amis. Totbung attendra la suite de l'histoire d'Autmone, elle a envie de découvrir cette suite :)

Après avoir tout rangé et coincé le nouveau parchemin sous le chandelier, Totbung prend son envol. Elle vérifie que les parchemins ne s'envolent pas et, rassurée, met le cap vers son jardin secret.

Message édité par totbung le 07-07-2009 à 09:19

totbung

Inscrit le : 06 jan 2006
Messages : 450
Localisation : dans les trains...

Posté le 23-07-2009 à 16:27:32  Voir le profil de totbung Envoyer un message privé à totbung 

Pour ceux qui auront envie de lire : La jeune femme se tourne alors vers Momiji et lui demande : “veux-tu me jouer ton morceau ? cela t’aidera peut-être à te destresser. » Momiji, qui avait les yeux fermé pour se forcer à se détendre, regarge alors Tazusa d’un air éberlué : « Tu es sûre ? Cela ne te dérange pas ? »



La jeune femme secoue la tête, chassant l’image de son coach effondré de sa tête : « Pas de soucis ! J’irai à mon entraînement à la patinoire juste après. » Le sourire de Momiji éclaire son visage : « Danke ! Viens, il faut que je récupère mon violon. »



Les deux jeunes gens remontent la rue en courant à moitié puis entrent dans le conservatoire. Le silence est assez impressionnant pour un endroit de cette taille, pas mal de gens sur leur 31 attendent dans le couloir en chuchotant nerveusement.



La tension y est palpable et Tazusa comprend mieux pourquoi Momiji a choisi de s’éloigner. La dame de l’accueil donne à Momiji son violon ainsi qu’une clé. Momiji revient vers Tazusa, lui prend la main et l’entraîne dans les étages. Pris dans son enthousiasme, il n’a pas remarqué que la jeune fille a viré au cramoisi quand celui-ci l’a pris par la main.



Il finit par arriver dans un immense couloir recouvert de moquette, le couloir suit une courbe lente. Sur ce dernier se trouvent tout un ensemble de portes vitrées au travers desquelles on peut voir des élèves et leur professeur de musique. La salle dans laquelle Momiji fait pénétrer Tazusa comprend seulement une chaise, une petite table ainsi qu’un piano droit noir et un tabouret.



Momiji pose son étui sur la table et entreprend d’accorder son violon. Après quelques délicates manipulations, le voilà prêt à jouer. Regardant son invitée qui s’est assise et l’encourage par son sourire, Momiji sourit à son tour, ferme les yeux et se lance. Les notes s’élèvent, douces, mélancoliques, lancinantes…



A travers la petite boule dorée, Peter entend lui aussi la musique. Dion qui vient de lui montrer comment faire reste bouche bée. Qui peut bien jouer une musique aussi poignante ? Les larmes lui viennent aux yeux, des tristesses refoulées semblent vouloir sortir calmement doucement.



Levant ses yeux vers Peter, Dion voit que son protégé a les yeux brillants de larmes. Quelques unes brouillent la vision renvoyée par la boule, mais la musique continue à tournoyer, caressante, chaleureuse tout en étant profondément triste.



Peter et Tazusa se ressemblent dans leur souhait de ne pas pleurer devant des tiers. Mais cette musique semble leur dire qu’ils peuvent se laisser aller, ils ne seront pas considérer comme faibles, ils ont le droit de pleurer.



Le jeune homme serre la boule dorée à s’en abîmer les mains, il aimerait serrer la jeune fille dans ses bras, tous deux se sentent si perdus, si loins l’un de l’autre… Tazusa pensait avoir réussi à laisser ses sentiments de côté, elle avait déjà beaucoup pleuré dans les bras de Mika. Serrant ses bras autour d’elle, elle sent sa tristesse l’envahir de nouveau. La mélodie, lancinante, toujours triste, se pare de quelques rayons de soleil, il semblerait qu’elle veuille les réconforter, peut-être y a-t-il un espoir ? Elle finit par diminuer dans un murmure.



Momiji laisse le silence se faire puis rouvre les yeux comme on se réveille après un rêve. Face à lui, il aperçoit une Tazusa recroquevillée sur elle-même. Le jeune homme s’exclame : « Tazusa ! » Elle lève des yeux mouillés vers lui et se sent prise au piège. Momiji la sent tendue, il décide alors de se rapprocher d’elle, sans geste brusque.



Il s’agenouille et lui tend un mouchoir brodé : « Pardon, je t’ai fait pleurer, je ne voulais pas. » Prenant le mouchoir, Tazusa essaie de retrouver un semblant de contenance : « Ce n’est pas ta faute, la musique était très belle mais aussi tellement triste… »



Momiji acquiesce, ses yeux deviennent mélancoliques tandis qu’il pense à ce qui l’a poussé à choisir cette chanson. Les deux jeunes gens restent silencieux un instant, puis Tazusa ajoute : « Si tu joues comme ça, je suis sûre que tu réussiras le concours haut la main ! » Elle sourit courageusement et se tamponne les yeux.



A ce moment-là, un monsieur encore plus guindé que les personnes dans l’entrée ouvre la porte et chuchote : « M. Soma ? » « Oui ? » « Il y a eu un désistement, voulez-vous passer dès maintenant ? » Agité de sentiments contradictoires, Momiji regarde Tazusa et demande : « comment tu te sens ? » « Ne t’inquiète pas, ton audition est le plus important ! » « Sûre ? » « Veux-tu filer ! » Tazusa se lève et fait semblant de le bourrer de coups de pieds.



Momiji murmure : « Arigato… » Il lui sourit, replace rapidement violon et archet dans son étui et se retourne une dernière fois vers Tazusa. Celle-ci lui fait signe de se dépêcher et, sur un dernier sourire, le jeune homme suit l’organisateur du concours.

totbung

Inscrit le : 06 jan 2006
Messages : 450
Localisation : dans les trains...

Posté le 16-09-2009 à 09:17:36  Voir le profil de totbung Envoyer un message privé à totbung 

Atterrissant dans la petite clairière, un petit dragon rouge regarde les feuilles des arbres devenir jaunes. Il soupire, il aurait bien aimé avoir un message, un avis de passage, quoi que ce soit qui lui fasse comprendre qu'il n'était pas le seul à s'intéresser à la section "écrits" d'Absylia.

Mais bon, les feuilles commencent tout juste à jaunir, peut-être qu'il s'est montré impatient. Souriant avec espoir, il s'élève dans les airs, et d'un coup d'aile, s'éloigne de la vallée d'Absylia. Il pense : " Je reviendrais..."

Elzen

Inscrit le : 06 mars 2006
Messages : 35
Localisation : Pas loin... >Ben si, là, loin, pour le coup...

Posté le 23-09-2009 à 20:10:52  Voir le profil de Elzen Envoyer un message privé à Elzen 

C'est vrai que la section écrits n'est pas extrêmement active...

Je viens de lire en diagonal, ça a l'air très sympa comme tout, à première vue ;) Je vais tâcher de regarder un peu plus en détail dès que j'aurais du temps devant moi (ce week-end, j'espère)

Mon Pays, c'est la Planète Terre. Un peu de lecture ?

totbung

Inscrit le : 06 jan 2006
Messages : 450
Localisation : dans les trains...

Posté le 13-10-2009 à 14:28:42  Voir le profil de totbung Envoyer un message privé à totbung 

C'est gentil d'avoir commencé à regarder Elzen. Mais tu sais, je crois que je vais laisser tomber, j'ai trouvé un autre site où j'ai eu des retours, et mine de rien, cela me donne envie d'écrire. Ce n'est plus le cas pour Absylia.

Si toi ou Automne, ou quiconque serait intéressé pour la suite, je vous enverrai par mp une adresse internet où vous pourrez voir d'autres de mes écrits. A vous de me dire si cela vous intéresse.

A la prochaine, bonne continuation à vous dans vos projets,

Totbung

lukian

Inscrit le : 20 août 2007
Messages : 392
Localisation : dans un château en ruines, assis devant l'âtre d'un feu

Posté le 13-10-2009 à 19:39:41  Voir le profil de lukian Envoyer un message privé à lukian 

Et comment que ça m'intéresse. :^^:

Le N&D fait son Show !! Ici =>http://thenetdshow.blogspot.com/

Automne

Inscrit le : 31 juil 2008
Messages : 94
Localisation : Je suis du Québec

Posté le 29-10-2009 à 19:27:45  Voir le profil de Automne Envoyer un message privé à Automne 

La petite clairière était bien tranquille, mais voilà qu'un vent furieux la balai de toute part; envoyant valser tout les menus objets un peu partout. Au même moment, le ciel s'obscucit. Serait-ce un orage, un ouragan? Non... bientôt, un gigantesteque dragon rouge se pose au centre de la clairière. Ce sont ses ailes qui ont tout balayer. Une Demi-elfe descend alors de son dos... voici Automne qui est de retour!
Mais c'est que la clairière est toujours déserte...


Je sais que je suis un peu tard... mais j'ai beaucoup d'occupation....

Et pas vraiment beaucoup de nouveauté pour vous mes amis


énonce Automne pour ceux qui peuvent "entendre" ...
jetant un regard tout autour... elle voit le désordre causé par son arrivée...


Désolée, j'avais pas l'intention de tout détruire...lol!

Alors, Automne se met en devoir de tout remettre à sa place... et, voyant que son ami dragon Bryagh, qui est la cause de se désastre, ne fait rien... elle le sermonne... lui ordonne promptement de se rappetisser un peu, et surtout, de lui donner un coup de main..... .....

Une fois tout remis en ordre.... ou presque...

Automne laisse cette note à son ami Totbung:


Chère amie!

D'abord, je suis heureuse de revenir enfin ici... mais un peu triste de ne pas t'y retrouver... Je sais, l'automne est bien avancée... Il y a même eu de la neige déjà ici. Mais, à partir de maintenant, j'espère bien pouvoir venir faire un tit tour de temps en temps... et essayer de t'offrir du nouveau matériel. Mais je ne peux rien te promettre. Mais je sais aussi que tu comprendra.

Et oui, je suis toujours intéressée à te lire... à ce que tu me fasse voyager à travers tes écrits... Mais que ce soit ici où ailleur, ça ne me dérange pas. Du moment que je suis la bienvenue dans ton nouveau chez toi (l'autre site), je veux bien m'y rendre.... Bryagh devrait pas avoir de mal à suivre ta trace. En espérant qu'il réussira à faire une entrée un peu moins.... ouraganesque!!!
Donc... j'attend de tes nouvelles.
Aurevoir mon amie.
Automne


En attendant... j'aurais du nouveau sous mon topic d'ici le weekend j'espère.
Bye!

Plus d'images, Plus de magie, Plus d'imagination....--- De mon monde imaginaire, j'aimerais mieux mourrir, plutôt que d'en sortir! ---

Elzen

Inscrit le : 06 mars 2006
Messages : 35
Localisation : Pas loin... >Ben si, là, loin, pour le coup...

Posté le 30-12-2009 à 23:26:13  Voir le profil de Elzen Envoyer un message privé à Elzen 

Avec pas mal de retard parce que je ne repasses plus trop moi-même, je veux bien ;)

Mon Pays, c'est la Planète Terre. Un peu de lecture ?

Lorelei22

Inscrit le : 08 jan 2008
Messages : 433
Localisation : dans le trou noir qui a englouti le soleil

Posté le 31-12-2009 à 07:53:23  Voir le profil de Lorelei22 Envoyer un message privé à Lorelei22 

La fidélité et le soutien envers un auteur ou à un forum (ou tout autre chose) sont deux éléments qui diffèrent, la dernière n'empêchant pas l'autre...

Je veux dire... moi-même il m'arrive de ne pas venir ici pendant une longue période, de même que je regarde parfois des topics sans laisser de commentaire ( :confus: )... et il arrive que pendant longtemps (et cela vaut pour mes blogs aussi) personne ne me laisse non plus de message... ce n'est pas pour autant que j'en oublie ce forum ou les gens qui le font vivre.

Nous avons tous nos vies, avec parfois des périodes très chargées, mais combien il est dommage de reprocher aux gens leur manque de soutien parce qu'ils ne font pas acte officielle de présence...

Enfin, c'est mon avis... il vaut ce qu'il vaut... Bonne continuation à toi si l'on ne te revoit plus dans ses absyliens jardins!!!

Si vous voulez devenir mes éditeurs ;)http://www.mymajorcompanyboo (...) rs/tinalorelei/

totbung

Inscrit le : 06 jan 2006
Messages : 450
Localisation : dans les trains...

Posté le 19-03-2010 à 13:14:43  Voir le profil de totbung Envoyer un message privé à totbung 

Bonjour à tous,

Merci pour vos messages, vous m'avez redonné envie d'écrire ici, je crois que je vais recommencer :)

Disons pour faire simple qu'un petit commentaire de temps en temps me ferait plaisir, mais j'essaierai de ne plus les attendre, je ne veux pas vous obliger à m'en laisser, ce n'était pas le but.

A la prochaine, prenez soin de vous et que Dieu vous protège,

Totbung

------------------------------------------------------------------------
Lorsque Mido Ban rencontra Amano Ginji
Juste après le meurtre de Yamato, Mido Ban décida d'aller au Mugenjo. Je raconte ici comment j'ai imaginé la rencontre entre lui et Amano Ginji.

Le combat semblait durer depuis des jours. Mido ricana face à l’empereur du tonnerre. Tous deux étaient à bout de force, mais continuaient à se battre, comme si le reste n’avait plus aucune importance. Il esquiva une nouvelle attaque de boule plasma qui vint fissurer le mur derrière lui. Son adversaire était coriace, le premier à être rester aussi longtemps debout, face à lui.

Pour cette force, Mido devait admettre qu’il respectait Raïtei. Il avait enfin trouvé un adversaire à sa taille. Les yeux dorés ne le quittaient pas des yeux, sans aucune crainte face aux yeux démoniaques. En cela aussi, le blond forçait l’admiration. Parmi ceux qui protégeaient la ceinture inférieure, il était le seul à oser le regarder en face, sans aucune peur. Les autres avaient fui le combat, détourner leurs yeux de ces deux saphirs les avait voués à un échec plus que cuisant.

Le brun les aurait tués sans hésiter si le blond n’était pas intervenu. Leur combat avait commencé, un combat à mort où Mido déployait toutes ses capacités martiales. Bizarrement, il n’avait pas utilisé le Jagan, voulant combattre le blond à la loyale. Le chaos qui occupait son cœur était tenu en respect, tant le maître du Jagan devait se concentrer pour rester en vie. Il en était vaguement reconnaissant à son adversaire, il se sentait en vie, même s’il n’était plus qu’une coquille vide sans attache.

Au soir du troisième jour de combat, il vit enfin Raïtei tombé à genoux, après une attaque particulièrement vicieuse du maître du Jagan dans ses jambes. Le snake bite lui avait permit de briser la jambe de son opposant et le blond semblait enfin à sa merci. Goguenard, Mido s’avança, sa tristesse revenant au triple galop. Il empoigna les cheveux blonds et força Raïtei à relever la tête, lui demandant s’il voulait être achevé rapidement. En fait, Mido espérait secrètement que son ennemi se relève pour le tuer, lui, le monstre qui n’avait plus rien à perdre.

Mais, pendant qu’il relevait la tête du blond, Mido sentit son souffle se couper. A la place des yeux dorés de Raïtei, deux yeux chocolat le regardaient. Des larmes roulaient sur les joues de Ginji tandis que le blond hoquetait : « Pourquoi veux-tu mourir ? Pourquoi cherches-tu à te faire tuer ?

- Nom d’un chien… » Ban se sentit happé dans les yeux marrons et y lu une tristesse aussi profonde que la sienne. Leurs deux solitudes se faisaient écho, leurs âmes se répondaient. Dans les yeux de Ginji, Mido le sentit hurler son désespoir, et ses yeux bleus se troublèrent. Malgré ce désespoir, le blond avait trouvé le moyen de pleurer pour lui, le monstre.

- Achève-le, et tu deviendras le nouvel empereur du Mugenjo. » lança méchamment une voix dans le dos de Ban. Relâchant Ginji et pivotant lentement, Mido remarqua alors une dizaine de gars, peut-être plus.

- Et pourquoi je ferais ça ? », demanda Ban, cherchant à gagner du temps. Dans sa tête, il avait pris sa décision, il épargnerait l’empereur.

- Si tu n’es pas capable de le faire, nous le ferons à ta place. » gronda une autre voix.

Les ennemis commencèrent à se rapprocher, resserrant le cercle. ‘Trop nombreux’, pensa Ban, il n’arriverait jamais à les combattre tout en protégeant celui qu’il avait décidé d’épargner. Il sentit alors un puissant souffle, un crépitement audible tandis que ses cheveux se dressaient sur sa tête. Il entendit l’un des hommes crier : « Vous aviez dit qu’il était hors d’état de nuire ! » Se retournant d’un bloc, il vit l’empereur debout, les yeux marron le regardant avec douceur et tristesse. Par-dessus le bruit de l’électricité claquant dans l’air, il entendit Ginji lui dire : «Pars, je m’occupe d’eux.

- On va les combattre ensemble !, refusa Ban en secouant la tête.

- Je ne… pourrais pas… le retenir… encore longtemps… » La voix de Ginji se hachait, des flashs de doré apparaissaient dans ses yeux. Fou de douleur et de tristesse, le blond hurla : « PARS ! »

L’énergie électrique se concentrant encore en lui, les yeux dorés s’ancrèrent par-dessus les yeux chocolat et Raïtei reprit le contrôle. Il commença à massacrer un à un les types de la Beltline, avec la même férocité qu’il avait attaqué Ban précédemment. Les boules de plasma devenaient de plus en plus énormes, et la rue où ils étaient commença à ressembler à un cratère fumant. Ban observait, inquiet. Il n’avait pourtant pas rêvé la douceur du regard que lui avait adressé le blond. Il en aurait mis sa tête à couper. Et cette douceur lui avait transpercé ses défenses, attaquant le mur de glace autour de son cœur. Mido avait aussi senti le désespoir du blond, aussi profond que le sien, et son inquiétude quand Ginji lui avait hurlé de partir, pour le protéger, lui, le monstre.

Avec un sourire excité de quelqu’un cherchant la bagarre, Raïtei vint se placer devant lui : « Prêt pour combattre ? » Mido le regarda, sans aucune colère dans le regard. Il plongea ses yeux bleus dans le regard doré. Dans ces mêmes yeux, il y avait vu de la douceur, là où maintenant ne brillait que la haine et la tristesse. D’une voix inquiète, le maître du Jagan appela du plus profond de son cœur les yeux marrons, et demanda d’une voix sourde : « Où es-tu ? »

Face à ce regard doux et sans animosité, le blond hésita, incertain. Les yeux marron flashèrent sur le regard doré, tandis que les mains se mettaient en position pour former une nouvelle boule de plasma. Mido ne bougea pas un muscle, se tendant, prêt à esquiver. Raïtei commença à ricaner, ce ricanement semblait tordu, comme s’il essayait d’empêcher un autre son de sortir de sa gorge… Mido vit une larme perler au coin des yeux du blond, puis une autre. Raïtei commença à former une boule mais un hurlement rauque jaillit de sa gorge : « NOOOOOOOOOON ! »

Relâchant brusquement le plasma vers le ciel, le blond tomba à genoux et se mit à sangloter. D’instinct, Mido sut qu’il n’y avait plus de danger et se précipita. Entourant les épaules du blond, il le prit dans ses bras pour le serrer contre lui. Il l’entendit gémir : « Je ne veux plus être Raïtei, je ne veux plus détruire, je ne veux plus ! » S’accrochant au sweat de Ban, le blond relâcha enfin des mois de tensions en pleurant à chaudes larmes : « La prochaine fois, je n’arriverai pas à revenir, je risque de tout raser, j’ai trop de pouvoir ici, je ne veux pas faire du mal. » Les phrases hachées coulaient enfin de sa bouche, il voulait que quelqu’un l’aide, que quelqu’un le soutienne. Désespéré, il s’accrochait à Ban pour chasser Raïtei, il était terrorisé de ce qu’il avait failli faire.

Mido continua à le serrer dans ses bras et commença à murmurer : « Je suis là, je ne te laisserais pas redevenir Raïtei. Je t’aiderai pour que tu restes toi-même. Tu n’auras plus à redevenir l’empereur de la foudre, je t’aiderai. » Ginji pleurait, s’accrochant à la voix de Ban, pour ne pas écouter l’invitation tentante de laisser Raïtei reprendre le contrôle. Raïtei avait beau lui promettre l’oubli, Ginji savait que cela se solderait par la destruction de tous ceux qu’il aimait. Le blond se mit à supplier : « Aide-moi, je t’en supplie, ne le laisse pas me reprendre, ne me laisse pas tout seul. » Le cœur du maître du Jagan se serra, le désespoir de Ginji était aussi grand que le sien. Doucement, il serra encore plus étroitement le jeune blond contre lui, continuant à lui parler : « Je suis là, je ne te laisserai pas. »

Après un long moment, le blond finit par s’endormir dans ses bras, épuisé moralement et physiquement. Ban se releva, et, à l’aide du pouvoir d’Asclépios, transporta l’empereur dans un bâtiment à l’abri de la pluie. Lui aussi était épuisé, mais il n’arrivait pas à dormir. Tirant un paquet de cigarettes et un briquet de sa poche, Mido se mit à fumer en surveillant son protégé. Ses pensées se mirent à vagabonder mais une question revenait, lancinante : ‘Qui es-tu ?’.

Le brun n’arrivait pas à quitter des yeux le blond endormi : ‘Je ne sais même pas ton vrai nom, mais je sais que je veux rester auprès de toi. Et que si quelqu’un touche à un cheveu de ta tête, il aura affaire à moi.’ Il vit le blond s’agiter dans son sommeil, et s’approcha de lui. Posant une main sur le torse de Ginji pour l’empêcher de bouger, il déposa l’autre main sur son front. ‘Bon, au moins, tu n’as pas de fièvre. Mais avec ta chemise trempée, tu vas attraper un coup de froid.’ Ban remarqua alors que Ginji s’agitait moins, comme si la présence de Ban avait chassé son cauchemar et le brun ne put s’empêcher d’esquisser un sourire.

« Tsk, je ne tourne vraiment pas rond » murmura le brun pour lui-même. Prudemment, comme s’il s’agissait d’une poupée de porcelaine, Ban enleva à Ginji sa chemise puis le rallongea. Il ôta alors son sweat, trempé lui aussi, et alla dénicher quelques étagères et papiers qui traînaient. Il les assembla non loin de Ginji et prépara une flambée afin de les réchauffer tous les deux. Une fois le feu lancé, Ban sentit le sommeil le gagner peu à peu.

Il regarda le visage de Ginji encore une fois, à la lueur des flammes. Reprenant son monologue intérieur, Ban pensa : ‘Tu as vraiment l’air d’un ange, endormi comme ça, sans défense. On dirait que tu me fais confiance, mais tu as tort de faire confiance à un monstre au cœur de glace comme moi. Je me demande d’ailleurs comment tu as pu pleurer pour un type comme moi.’ Repoussant une mèche blonde, Ban soupira en repensant à ce moment. ‘Quel que soit ton nom, tu m’as donné une raison de vivre. Je n’ai plus envie de mourir, j’ai envie de te protéger. Même si je ne suis pas quelqu’un de bien, je tiendrai de mon mieux la promesse que je t’ai faite.’

Le blond s’agita de nouveau, et Ban prit sa main dans la sienne. Le visage se détendit, même s’il semblait toujours triste. Intérieurement, Ban se demanda alors : ‘Bon sang, qu’est-ce que tu as vécu pour être aussi triste ?’ S’allongeant entre Ginji et le feu, Mido laissa sa main dans celle du blond. Ce dernier se roula en boule autour de la main de Ban. Attendri, le maître du Jagan se permit un petit sourire avant de s’endormir, son cœur le laissant en paix pour la première fois depuis un long moment.





Le lendemain matin, Ginji s’éveilla avec la lumière du soleil. Se redressant, il essaya de se rappeler ce qu’il s’était passé la veille. Une voix transperça alors le brouillard : « Bien dormi Electric Boy ? » Relevant la tête, le blond vit une silhouette se détacher à contre-jour. Il mit sa main en visière tandis que Ban approcha et s’accroupit à côté de lui. Lui tendant sa chemise, Mido demanda : « ça va ? On dirait que tu es dans le coltard.

- Tout est flou dans ma tête. », répondit Ginji. Ban blêmit, et si le blond était amnésique ? Inquiet, il demanda : « Tu te souviens de quoi exactement ? »

Les yeux bleus reflétèrent son état d’esprit. Sentant la sincérité dans le regard de son vis-à-vis, Ginji baissa la tête, fronçant les sourcils. S’obligeant à réfléchir, il se prit vivement la tête entre les mains en laissant échapper un cri de panique. Le brun lui attrapa les poignets en voyant les ongles du blond s’enfoncer dans ses joues et les écarta fermement du visage de Ginji. Il s’exclama : « Arrête ! Tu vas te faire mal !

- Je… J’ai… Est-ce que… », Ginji était effrayé, il n’arrivait pas à terminer ses phrases.

- Calme-toi, nom d’un chien ! Je ne comprends rien.

- Raïtei, je me souviens, je l’ai laissé prendre le contrôle, enchaîna rapidement Ginji, ses yeux marrons inquiets plongés dans ceux de Ban, est-ce que j’ai tué des gens ?

- Non, enfin, si, tu as tué des gens, mais c’était de la légitime défense, ils allaient nous tuer sinon, alors ce n’est pas grave, d’accord ?

- Pas d’innocents ?, demanda Ginji, encore sous le choc.

- Pas d’innocents. », répondit gravement Ban.

Ginji soupira de soulagement et regarda Ban, esquissant un faible sourire. Mido le relâcha en bougonnant et se prépara une cigarette. Enfilant sa chemise, le blond le regardait, tandis que peu à peu, tous ses souvenirs revenaient. Toussotant, le blond attira l’attention du brun et, fixant sans crainte les saphirs démoniaques, dit d’un ton chaleureux : « Merci pour hier soir et merci aussi pour ce que tu viens de faire. » Ban le regarda, étonné que le blond le regarde sans peur. Tirant sur sa cigarette, le brun murmura : « Tu n’as pas à me remercier.

- Je crois qu’on ne s’est pas présenté. Je m’appelle Ginji, Amano Ginji. », déclara le blond en lui tendant la main. Fixant d’abord sans bouger la main que le blond lui tendait, le brun hésita puis lui serra la main : « Ban, Mido Ban. »

Le blond sourit en réponse, sentant que Ban avait du prendre sur lui pour répondre aussi amicalement. Les deux jeunes gens se regardaient, le sourire de Ginji faisait fondre doucement et sûrement la glace autour de Ban. Le maître du Jagan pensa ‘Pourquoi est-ce que j’ai tant envie de le prendre dans mes bras pour le consoler ? Son regard est encore si triste.’ Se raclant la gorge, Mido finit par lancer, ironique : « Vu que je t’ai battu, tu peux m’appeler Mido-sama ou Ban-sama. »

Ginji le regarda avec des yeux ronds puis commença à rire, un rire enroué mais un rire tout de même. Perplexe, Ban haussa un sourcil et regarda le blond se tenir le ventre : « Quoi ? Qu’est-ce que j’ai dit ?

- Non, non, rien, j’ai cru pendant un instant que tu étais sérieux, expliqua Ginji entre deux rires.

- Mais j’étais sérieux, fit Ban, ne pouvant s’empêcher de sourire face au visage de Ginji.

- Je ne te crois pas, Ban-chan ! » répliqua le blond, sûr de lui, vite repris par son rire.

Mido resta interdit, cela faisait des lustres depuis qu’une personne s’était adressé à lui aussi familièrement. Mais le rire de Ginji continuait, s’envolait. Qui plus est il était contagieux, et le sourire de Ban s’élargit encore, heureux d’entendre l’empereur rire enfin à gorge déployée. Ban finit par sauter sur Ginji et se mit à le chatouiller : « Tu aimes te moquer de moi ? Alors défends-toi ! » Ils roulèrent l’un sur l’autre, Ban continuant à chatouiller un Ginji hilare jusqu’à ce que le blond relâche une charge électrique sans le vouloir. Ban se redressa, agrippant son bras en grimaçant. Ginji se précipita vers lui et s’excusa : « Ban-chan, je suis désolé ! Cela faisait tellement longtemps que je n’avais pas ri, je n’ai pas fait gaffe ! »

Ban vit que les yeux de son ami viraient à la tristesse et n’y tint plus. Se lançant sur Ginji, il le fit brutalement basculer en arrière et se remit à le chatouiller. Inquiet, se démenant pour échapper aux chatouilles, Ginji lui bloqua les mains, mais sa prise se retourna vite contre lui. Ses poignets immobilisés par une poigne de 200kg, il sentit Ban lui dégager les mèches qui cachaient ses yeux. Bien qu’essoufflé, Ban n’était pas en colère le moins du monde. Les yeux bleus de Ban regardèrent le visage de Ginji avec douceur et il murmura : « C’est bon, Ginji, ce n’est pas grave, on fera gaffe la prochaine fois. C’est agréable de t’entendre rire. » Il sourit et passant sa main sous la chemise du blond, il remontait pour trouver l’endroit où Ginji semblait le plus chatouilleux quand il s’arrêta net en voyant les yeux de son ami briller, plein de larmes.

Ginji avait senti des larmes affluer dans ses yeux, un mélange de joie, de soulagement et d’inquiétude résiduelle. Il chercha à les cacher, instinctivement, comme il le faisait face à ses généraux. Mais Mido avait vu les larmes arriver et, relâchant les poignets de Ginji, il le prit dans ses bras. Sans réfléchir, il se mit à le bercer : « Ginji, si tu veux pleurer, pleure, si tu veux rire, ris. Mais surtout, ne te sens pas obligé de faire semblant avec moi. Je sais que tu te sens seul, moi c’est pareil, alors si tu veux bien de moi, je resterai avec toi. Je ne pourrai jamais te faire de mal et jamais je ne te laisserai seul, tu m’entends ?»

Les barrières du blond volèrent en éclat et il se mit à pleurer. Se raccrochant comme la veille dans les bras de Ban, Ginji laissa ses larmes couler, des larmes de bonheur de se sentir enfin compris et libre de s’exprimer. Son visage caché dans le cou du brun, il murmura : « Merci Ban-chan, je n’ai plus l’habitude de me laisser aller, j’ai peur de ce que penseraient les autres… » Après un silence, il ajouta dans un soupir : « ça fait du bien de rire et de pleurer librement. »

Se détachant à regret de Ban, Ginji finit par essuyer ses larmes avec la manche de sa chemise. Il sourit courageusement, et Ban sentit que, si les blessures de son ami étaient loin d’être fermées, il avait réussi à ce que le blond se confie, un bon premier pas, il l’espérait. Mido se leva et lui tendit la main : « Allez, viens, je connais un endroit où on pourra manger tranquille. Je ne sais pas toi, mais j’ai la dalle. Et si tu as envie de quoi que ce soit, tu me dis, d’accord ? » Ginji prit cette main tendue et se releva.

Ensemble, ils sortirent du bâtiment. Ginji tourna la tête vers le cratère et s’avança jusqu’au bord. Il s’agenouilla, il se sentait nauséeux. Une main se posa sur son épaule et il se retourna. Ban le regardait, sans rien dire. Mais sa main était toujours sur son épaule, rassurante. Les yeux du blond exprimaient de la détresse, tandis que Ban essayait de lui donner du courage. Soupirant, Ginji posa sa main sur celle de Mido, sentit sa chaleur.

Regardant une dernière fois au fond du trou, il se releva et expliqua à Ban : « A chaque fois que je deviens Raïtei, je n’arrive plus à me souvenir de quoi que ce soit. Hier, quand on a commencé à se battre, j’étais tellement en colère du fait que tu aies mis mes amis à terre que je l’ai laissé prendre le contrôle. Je n’aurai pas du, je ne me souviens plus de rien après, jusqu’au moment où j’ai senti mon tibia se briser.

- Pour info, il s’est passé trois jours entre les deux, l’interrompit Mido.

- Trois jours ?, questionna le blond, abasourdi.

- Yep. Continue, j’arrête de t’interrompre.

- Ben, en fait, je n’ai pas grand-chose à dire de plus. Disons que quand Raïtei a pris le contrôle, j’ai eu le temps de réfléchir. Et j’ai fini par comprendre pourquoi tu nous avais attaqués.

- … » Ban gardait le silence, il devinait où Ginji voulait en venir.

- C’est à ce moment que j’ai senti mon tibia craquer et que j’ai repris possession de mon corps. Je ne voulais plus te combattre. Et quand je t’ai regardé, j’ai eu le sentiment que…

- Moi non plus, je ne voulais plus te combattre. », confirma le brun. « Ton regard m’a paralysé, je… Je n’arrive pas à décrire ce que j’ai ressenti. »

Baissant la tête, Ban rougit, honteux. Il n’arrivait pas à verbaliser ce qu’il avait ressenti ni ce qu’il ressentait encore en ce moment même. Ginji s’approcha, et mit ses mains sur les épaules du brun. Il déclara d’une voix douce : « Tu sais, Ban-chan, grâce à toi, j’ai réussi à m’arrêter à temps avant de faire une belle bêtise. Et depuis que je suis réveillé, tu prends soin de moi. Alors, j’aimerai bien prendre soin de toi. »

Relevant la tête, Mido regarda le visage souriant de Ginji et murmura : « Tu es déjà en train de le faire. » La glace de son cœur fondait à vitesse grand V. Mido sourit à son tour, un sourire sincère comme il en faisait rarement. Le blond appuya sa tête sur l’épaule de Ban, essayant de contrôler ses pensées. Moins à l’aise que son ami dans les étreintes, le brun posa maladroitement sa main sur la tête de Ginji et demanda : « Gin, j’ai l’impression que tu ne vas pas bien, qu’est-ce qui t’arrive ?

- … » Ginji hésitait à parler, mais il se rappela la promesse de Ban, et sut qu’il pouvait parler sans contrainte, qu’il ne se moquerait pas de ses doutes. Prenant une grande respiration, il expliqua d’une voix à peine audible : « J’ai tellement peur de tout détruire. Ici, le pouvoir de Raïtei est infini, c’est pour ça que tout le monde me craint. Et ils ont raison, un jour ou l’autre, Raïtei prendra le contrôle et tout sera perdu.

- Attends, le problème vient du Mugenjo, d’après toi ?

- Je le sens, je ne peux pas l’expliquer. » Ginji se rappela la réaction de ses généraux, qui lui avaient dit qu’ils lui faisaient confiance et qu’ils étaient avec lui, mais qui refusaient aussi de l’écouter quand il essayait de parler de ce problème. Il se tendit, s’attendant à ce que Ban évacue le problème par une phrase bateau. Mais non, Mido continuait à l’écouter, sans se moquer de sa peur. Le blond prit une inspiration et reprit : « Tant que je suis ici, je risque de devenir Raïtei et je mets tout le monde en danger en le devenant.

- Et si tu sortais du Mugenjo, que se passerait-il ?, demanda doucement Ban.

- … Je n’en sais rien, je ne suis jamais allé à l’extérieur, répondit Ginji après un silence de réflexion.

- Tu veux essayer ?

- Je… »

Ginji se tut, songeant à ses amis, à ses responsabilités en tant qu’empereur. Mais c’est précisément à cause de ça qu’il était un danger pour ceux qu’il aimait. Peut-être sortir du Mugenjo était la solution à ses problèmes ? Pour le savoir, il ne pouvait rien faire d’autre qu’essayer. S’écartant de Ban, Ginji le regarda d’un air hésitant : « Tu connais le chemin vers la sortie ? »

Hochant la tête, Ban eut un petit sourire, et se dirigea vers la sortie qu’il connaissait, prenant soin de ne pas distancer Ginji. Le blond avait l’air mal à l’aise, comme tiraillé entre ce qu’il aurait du faire et ce qu’il faisait. Mido s’arrêta et demanda, ses yeux scrutant le regard marron : « ça va ? »

Ginji sentit les larmes monter à ses yeux. Il était d’habitude si bon à les retenir, mais auprès de Ban, il sentait que ce n’était pas la peine, il pouvait être lui-même. Ginji lui faisait confiance, une confiance aveugle. Ban s’approcha de lui et, fouillant dans ses poches, il en sortit un mouchoir. Mido regarda Ginji droit dans les yeux et bougonna : « Ginji, n’essaie pas de te retenir, je te l’ai déjà dit. »

Des larmes jaillirent enfin des yeux de l’empereur, silencieusement. Le blond expliqua alors : « Mes amis doivent être en train de me chercher partout. Je devrai aller les voir pour les rassurer, mais en même temps, j’en ai marre de faire semblant face à eux… » Ban le laissa pleurer, il sentait instinctivement que le blond en avait besoin, puis demanda doucement : « Tu veux qu’on passe les voir pour les rassurer ? »

Le blond hésita. Il regarda Ban, et ne put retenir un frisson en s’imaginant face à ses généraux, en train de subir leurs questions. Mais il savait aussi qu’il ne pouvait pas les laisser s’inquiéter pour rien. « Je n’arriverai pas à me sentir tranquille si on n’y va pas. Ils vont vouloir me poser des questions. Mais j’ai vraiment envie de partir voir l’extérieur avec toi, maintenant, et sans eux. Je sens qu’ils ne vont pas comprendre… » Ban mit sa main sur l’épaule du blond et la serra fermement : « Je suis avec toi, Ginji. C’est toi qui décides. »

Ginji se sentit flotter, il avait enfin l’impression que quelqu’un l’acceptait tout entier, avec ses doutes et ses faiblesses. Certes, ses généraux lui portaient un soutien sans failles, mais ce n’était pas la même chose. Ginji ne pouvait plus se laisser aller devant eux, car ils refusaient de comprendre ses peurs. Ses yeux marron plongés dans les yeux saphir de Mido, il sourit. Le cœur de Mido rata un battement, car la lueur qui brillait dans les yeux de Ginji, c’était un mélange de joie et d’espoir. Le blond avait décidé de prendre son destin en main, Mido lui avait donné la force de le faire.

‘Bon sang, qu’est-ce qui m’arrive ?’ pensa Ban en souriant en retour face à Ginji. Il y a trois jours, il aurait tout donné pour être mort, et aujourd’hui, il avait envie de vivre chaque instant pleinement pour continuer à voir ce sourire qui le réchauffait de l’intérieur et à faire fleurir le bonheur dans les yeux de Ginji. Souriant, le blond se décida enfin : « Bon, on y va rapidement, et après, on file. » Prenant la tête, Ginji s’éloigna en direction du quartier général des Volts.

Arrivant à la grande place où des gravats étaient amoncelés, Ginji regarda ça et là les trous laissés par ses boules de plasma et il se sentit honteux d’avoir cédé à Raïtei. Mais, en périphérie de son regard, Ban était là, présent. Puisant du réconfort dans la simple présence de son ami, le blond redressa les épaules, il devait essayer d’aller à l’extérieur. Le passé ne pouvait pas être changé, mais peut-être pouvait-il éviter de tout détruire.

Ginji entendit alors ses quatre généraux avant même de les voir. La voix de Makubex résonnait, inquiète : « Cela fait quatre jours que Ginji-san a disparu, vous croyez que nous devrions aller le chercher ?

- Makubex, crois-moi, tu t’inquiètes pour rien. », répondit la voix tranquille de Kazuki.

- Ouaip, l’empereur va faire qu’une bouchée de ce bâtard. » La voix de Shido résonnait, hargneuse.

- Mais son adversaire avait quand même l’air très fort, non ? » En entendant la question de Makubex, Ban ne put s’empêcher ses lèvres de s’étirer en un sourire en coin.

- C’est vrai qu’il nous a tous mis à terre, mais… » Kazuki cherchait visiblement à se justifier.

- Ce salop n’a même pas essayé de se battre à la loyale contre nous ! » rugit Shido.

Ginji regarda Ban, étonné des propos qu’il venait d’entendre. Mido avait l’air parfaitement indifférent aux accusations de lâcheté de Shido, mais à la signature bioélectrique du brun, le blond avait senti celui-ci se tendre. Ginji se plaça devant lui et planta son regard dans les yeux bleus. Entre eux deux, plus besoin de mots, le blond exprima sa confiance en Ban avec toute la chaleur de son regard. Un bref éclair de soulagement apparut dans les deux saphirs et Mido le remercia d’un signe de tête.

Ginji sourit en réponse, puis s’avança à découvert. Arrivé en vue de ses généraux, il apostropha le plus jeune : « Tu t’inquiétais pour moi, Maku-chan ?

- Ginji-san ! » Le petit génie aux cheveux gris argentés se précipita vers le blond et lui sauta au cou. « Tu vas bien ? Il ne t’a pas massacré ?

- Je vais bien… » Ginji n’eut pas le temps de terminer sa phrase.

- Qu’est-ce qu’il fait là, l’autre ? » l’interrompit Shido, portant ses doigts à ses lèvres, prêt à siffler.

- Il est avec moi. » répondit gravement Ginji en s’interposant entre les deux bruns, portant toujours Makubex dans ses bras. Il déposa doucement le garçon et fixa un regard dur dans celui du Beast Master.

- Ginji, ce type a voulu nous tuer ! », rugit Mido.

- Ban ne vous fera aucun mal. » Le blond posait ses mots, calmement, les uns à la suite des autres.

- Ginji-san, tu es sûr de toi ? » demanda Kazuki, un grelot entre ses doigts. La tension montait, tous étant sur leurs gardes.

La question de Ban brisa le silence : « Vous êtes sourds ou quoi ? Comme Ginji vous l’a dit, je ne vous ferai pas de mal. » De justesse, il se retint de rajouter à voix haute : ‘Sauf si vous m’attaquez.’ Se tournant vers Ginji, il ajouta, d’un ton indifférent : « Bon, ce n’est pas tout ça, mais, tu ne m’avais pas dit que tu me ferais visiter, Ginji ?

- L’empereur n’a pas à… », commença rageusement Shido, pendant que Ginji et Ban échangeaient un regard.

- Ok, Ban-chan, on y va. » l’interrompit Ginji.

- Ginji-san ! Il faut que nous parlions de la Beltline ! » lança Masaki.

- Pas maintenant, Mazaki, j’ai à faire. A plus tard tout le monde ! »

Kazuki et les autres généraux regardaient leur empereur, stupéfaits de le voir s’éloigner. Ginji rejoignit Ban, ce dernier était hyper tendu, malgré qu’il semblait indifférent. Mido tourna lentement le dos aux généraux, et suivit le blond qui partait rapidement. Une fois hors de vue et hors d’écoute de ses généraux, Ginji lança un regard à Ban et lui demanda : « ça t’ennuierait qu’on court un peu ? » Mido hocha la tête et, ensemble, ils se mirent à courir, s’éloignant rapidement du quartier général.

Arrivés dans une petite ruelle, Ginji s’arrêta enfin et s’appuya dos au mur, épuisé. Essoufflé, il se laissa glisser le long du mur et noua ses bras autour de ses jambes. Il déposa sa tête sur ses genous et se laissa aller. Les larmes qu’il retenait depuis la rencontre avec ses généraux roulèrent sur ses joues. Ginji était épuisé moralement, il n’en pouvait plus que ses généraux lui demandent d’être une machine à repousser des ennemis, sans chercher à comprendre sa peur de l’escalade qui pourrait en découler. Il entendit Ban se laisser tomber à côté de lui, puis il sentit son bras lui entourer les épaules pour le réconforter. Epaule contre épaule, ils ne bougèrent plus pendant un moment.

Les larmes de Ginji finirent par se tarir. Il avait envie d’aller voir ailleurs, loin, très loin d’ici. Il releva la tête et demanda au brun à voix basse : « Merci pour tout, Ban-chan. Tu veux bien m’emmener voir l’extérieur ? » Pour toute réponse, Mido se leva et lui tendit la main.




Les deux jeunes gens repartirent et Ban conduisit Ginji dans le dédale des ruelles. Le blond aurait bien été incapable de retrouver son chemin, mais, pour le moment, il s’en fichait. Ils aboutirent enfin à une rue dans laquelle Ginji n’était jamais allé auparavant. Ouvrant la porte, Ban et lui arrivèrent en plein cœur de Tokyo, la matinée était ensoleillée.

Ginji leva le visage et laissa les rayons du soleil le réchauffer, les yeux fermés. Ban le regarda faire, son cœur serré de sentir toute cette tristesse que le blond combattait. Mais peu à peu un sourire se dessina sur les lèvres du blond, teinté de soulagement. Hors du Mugenjo, l’énergie n’affluait plus en lui, Ginji se sentait affamé. La réalité elle-même lui semblait plus tangible, comme dictée par des lois indépendantes de lui, cela lui sembla, quelque part, plus normal que ce qu’il vivait depuis quelques années au sein de la forteresse infinie. Rouvrant ses yeux chocolat, Ginji offrit un sourire rayonnant à Ban et murmura : « Je me sens bien ici.

- Tant mieux. », répondit Ban, souriant en retour. Leur lien, déjà fort, lui avait permis de sentir que le poids sur les épaules du blond s’était allégé. « Cela te dit d’aller manger ?

- Je suis mort de faim.

- Et moi donc ! »

Guidant le jeune blond, Ban entraîna son ami vers les échoppes qu’il connaissait par cœur, y ayant traîné plusieurs années. Mido n’avait pas grand-chose en poche, mais tant pis, il avait soudain trop faim pour songer à économiser et, vu le grondement que venait d’émettre le ventre de Ginji, le blond avait aussi faim que lui.

Les deux jeunes gens allèrent dans une des rues commerçantes de Shinjuku et Ban y acheta des bentô, prêts à emporter et chauds. Ginji les prit et, se laissant guider par Ban, il le suivit dans un petit parc. Ils se posèrent et entamèrent leurs repas. Aussi gloutons l’un que l’autre, ils eurent bientôt fini. Ginji se sentait repu et il remercia chaleureusement Mido, lequel répliqua par un grommellement, un peu gêné. Mais un bref coup d’œil dans les yeux marron, Mido sentit qu’il n’avait pas à se sentir gêné des remerciements du blond. Tandis qu’ils se tenaient ainsi, l’un à côté de l’autre, leur lien se renforçait, Ginji se mettait doucement à libérer ses émotions, il se sentait libre de sourire et ce sourire faisait fondre la glace du cœur de Ban.

Un ballon vint heurter la tête de Ban pendant que le brun surveillait son protégé du coin de l’œil. Se demandant comment il avait pu se laisser surprendre ainsi, Mido partit dans une bordée de jurons allemands, tandis qu’un tout petit garçon s’avançait timidement pour récupérer son bien. Ginji eut un petit rire et ramassa le ballon. Le tendant au petit garçon, il lui sourit. Le petit garçon s’excusa d’avoir envoyé le ballon sur Ban, lequel hésita un bref instant de la façon dont il pourrait faire payer le gosse. Mais Ginji ne lui en laissa pas le temps, frottant amicalement la tête du petit en lui disant qu’il fallait plus que ça pour faire mal à son ami Ban-chan.

Le cœur de Ban bondit à cette remarque, Ginji le considérait déjà comme son ami ? Le masque de froideur de Mido s’effaça un bref instant, tandis que le blond levait un visage rayonnant vers le brun. Les recommandations de Maria s’atténuèrent dans son esprit, Ban avait enfin envie de croire à nouveau en une amitié, et le lien qui existait déjà entre les deux lui prouvait qu’il pouvait avoir confiance. Mido eut un de ses rares sourires sincères, sourire qui lui fut amplement rendu par le blond.

Sortant une cigarette pour cacher son trouble, le brun l’alluma, un peu déboussolé de se sentir enfin considéré comme l’ami de quelqu’un, qui plus est, de quelqu’un qui le regardait ainsi sans peur. Même Yamato et Himiko avaient eu du mal à le regarder dans les yeux, seul Ginji le regardait ainsi sans peur dès la première fois qu’ils s’étaient rencontrés. Un poids lui sembla peu à peu quitter ses épaules.

Le petit garçon invita les deux jeunes hommes à jouer avec lui et ses copains. Ban allait refuser vertement quand Ginji lui demanda doucement l’autorisation d’y aller. Estomaqué, le brun regarda son ami et ne put que bredouiller : « Tu n’as pas besoin de ma permission, Gin, tu fais ce que tu veux.

- Merci Ban-chan ! » répondit Ginji avec un sourire chaleureux.

Se levant, le blond s’éloigna sur une pelouse toute proche et se mit à jouer avec les petits, il avait encore du mal à rire à gorge déployée et se laisser aller, mais il se sentait de mieux en mieux, de plus en plus libre. Le ballon fut envoyé une fois de plus vers le banc, Ban le rattrapa et le renvoya rapidement vers Ginji. Le premier n’avait pas envie de jouer, mais il voyait que l’exercice faisait du bien au blond. Un sourire flotta sur ses lèvres, Ban se sentait heureux rien qu’en le voyant jouer.

Passant non loin de là, un rouquin avec un bandana bleu et des lunettes noires s’arrêta net en reconnaissant Mido. Connaissant le brun depuis bien longtemps, avant même que celui-ci parte vivre avec Himiko et Yamato, Paul avait eu peur que celui-ci ne finisse très mal car il n’avait pas eu de ses nouvelles depuis un long moment. Mido avait bien grandi depuis le moment où Paul avait offert une pizza au petit garçon crevant la dalle que Ban était après sa fugue de chez Maria.

Paul avait entendu toutes sortes de rumeurs, y compris certaines déclarant Ban mort des mains de l’empereur de la foudre. En parlant de ça, qui était le jeune homme blond que Mido regardait en souriant ? Fronçant les sourcils, Paul passa en revue les différentes options qui s’offraient à lui et se demanda si Mido et Raïtei avaient finalement fraternisé… D’autres auraient dit que c’était impossible, mais Paul devina qu’il avait vu juste, peu de personnes dégageaient une telle aura de puissance.

Le rouquin s’avança vers Mido et le salua : « Bonjour Mido, cela faisait longtemps.

- Paul ! », s’exclama Ban. Le masque de Mido, instinctivement, se remit en place. « Effectivement, ça faisait longtemps. Qu’est-ce que tu deviens ?

- Je suis toujours patron de café, le Honky Tonk, tu te souviens ? Si tu veux, n’hésite pas à y passer, cela me ferait plaisir.

- Ok, c’est noté.

- Ton ami est aussi le bienvenu. » ajouta Paul avec un sourire en coin en pointant du menton Ginji. Mal à l’aise, Ban se tendit, ne sachant comment prendre cette remarque, mais le patron n’avait pas l’air menaçant, alors Mido se contenta d’un hochement de tête prudent. Sentant la tension chez Mido, le rouquin n’insista pas et ajouta : « J’ai du travail qui m’attend. On se voit au Honky Tonk ?

- … D’accord.

- A plus tard Mido. Portes-toi bien.

- A plus, porte-toi bien, toi aussi. »

Mido regarda le rouquin s’éloigner, songeur. Paul était celui qui l’avait nourri, sans lui poser de questions, il y a de cela bien des années. Le patron l’avait vu en train de fouiller ses poubelles et l’avait invité à manger une pizza et un café. Méfiant, le brun avait été trop affamé pour refuser. Il était entré, avait tout avalé en grommelant un vague merci. Paul s’était contenté de sourire. Ce type savait beaucoup de choses, mais ne l’étalait pas sur la place publique. Au moment où Mido allait repartir, Paul lui avait dit : « Porte-toi bien, Ban Mido. » Le garçon s’était figé, et avait fini par partir en lui répondant : « Toi aussi, Paul Wan. » Le rouquin, qui ne s’était pas présenté, avait eu un petit sourire, le gamin le connaissait de réputation.

Plus tard, de temps en temps, Ban était revenu devant le Honky Tonk. Hésitant, il avait fini par pousser la porte. Baissant son journal, Paul l’accueillait par un petit sourire, et, comme Ban ne venait pas très souvent, il lui offrait une pizza et un café sans rien demander en échange. Mido ne parlait alors quasiment pas, se contentant d’engloutir sa pizza et son café. Il repartait vite, n’arrivant pas à se laisser aller. Mais sur le pas de la porte, Paul lui souhaitait toujours de bien se porter, et Mido le lui souhaitait en retour. Le brun n’avait pas pu lui offrir un sourire, mais ces simples salutations l’aidaient à se sentir mieux, un peu moins seul. Puis Yamato et Himiko étaient entrés dans sa vie, et il n’avait plus eu besoin d’aller au Honky Tonk.

Revoir Paul remuait des souvenirs, pas tous agréables. Mais Mido préféra repenser à la pizza et au café, c’étaient des moments qu’il aimerait bien partager avec Ginji.

En parlant du loup… Ginji était en train de dire au revoir aux petits puis il rejoignit Ban. Se laissant tomber sur le banc, il laissa échapper un soupir : « Cela faisait longtemps que je n’avais pas joué au ballon, cela me fait un peu bizarre. » Ginji sourit, heureux puis demanda : « L’homme aux cheveux oranges, c’était un de tes amis ?

- … Pas vraiment un ami, mais plutôt une connaissance. », précisa Ban. « Il nous a invité à aller le voir au Honky Tonk. C’est un café où je mangeais de temps en temps quand j’étais plus jeune. Cela te dirait d’y aller un de ces quatre ?

- Il m’a invité aussi ? » demanda Ginji, étonné. Ban hocha la tête, alors Ginji sourit : « D’accord, j’aimerai bien y aller. C’est gentil à lui de nous inviter.

- C’est clair, c’est un gars sympa. » répondit sans réfléchir Ban, repensant à toutes les fois où il avait été au Honky Tonk. La réponse spontanée du brun fit sourire Ginji, Mido se sentit rougir, démasqué. Mais Ginji ne se moqua pas de lui, et Mido finit par sourire en retour, confiant.

Ginji se frotta les yeux, fatigué. D’une voix endormie, il demanda à Ban : « Cela t’embête si je dors un peu ?

- Euh, non, pas de problème. Tu veux qu’on s’installe où ?

- Comme tu veux, Ban-chan. »

La tête de Ginji dodelinait, ce n’était pas en une grasse matinée qu’il avait rattrapé tout son sommeil en retard. Ban se leva et l’aida à se lever. Puis, il le conduisit à l’ombre d’un arbre. S’asseyant dans l’herbe, Mido amortit la chute du blond qui s’était laissé tomber sans cérémonie. Ginji voulut placer ses mains en dessous de sa tête pour s’en faire un oreiller mais sentit une main le guider. Gentiment, adossé au tronc, Ban déposa la tête de Ginji sur sa jambe et l’entendit murmurer un remerciement. Alors qu’il s’apprêtait à répliquer, il s’aperçut que l’ex-Raïtei dormait déjà. Mido se contenta alors de sourire. Auréolé d’une chevelure blonde, le visage endormi de Ginji reflétait une confiance absolue en son ami. Le brun murmura : « Dors bien, petit ange. » avant de laisser ses pensées vagabonder.




Ginji se mit à rêver, ou plutôt à faire des cauchemars. Dans son rêve, il était revenu au château infini et il marchait dans des rues silencieuses, trop silencieuses. Il entendit enfin des bruits de bagarre et se mit à courir. Il déboucha sur la place de son quartier général, et vit des types de la Beltline, beaucoup trop, en train d’entourer tous ses amis. Ces derniers le virent arriver et commencèrent à baisser leur garde, l’appelant à l’aide mais ne bougeant plus pour se défendre eux-même.

Ginji se sentit nauséeux, l’énergie montait en lui mais il ne voulait pas céder. Des types de la Beltline s’approchèrent, et commencèrent à lui taper dessus. Ginji eut alors un haut-le-cœur, prêt à vomir. Il devait tenir, contenir Raïtei… Il entendit alors une voix dans le lointain, qui l’appelait. C’était la voix inquiète de Mido.

Enfin, Ginji sentit les mains de Ban le secouer rudement et se tourna de côté à temps pour ne pas vomir sur Mido. Le blond se mit à pleurer pendant que son estomac se vidait. Il entendit de nouveau Ban, tout proche cette fois et toujours aussi inquiet : « Ginji, ça va ? Ginji !

- Non, ça ne va pas. Ban, je suis désolé… » Un nouveau haut-le-cœur fit que le blond s’éloigna de nouveau de Mido, pour ne pas l’éclabousser.

- Bon sang… Ne bouge pas, je vais… » Ban se tut, Ginji s’était accroché à lui. D’une voix douce que peu de gens connaissaient, Mido demanda : « Tu veux que je reste près de toi pour le moment ? »

Sans répondre oralement, le blond hocha la tête et se mit à frissonner. Son estomac semblait enfin le laisser en paix. Ginji se blottit contre Ban, qui lui mit la main sur la tête. Pas de fièvre. Pas rassuré pour autant, le brun demanda : « Gin, comment tu te sens ?

- Pas bien, j’ai mal comme si on m’avait roué de coups. Je crois que j’ai fait un cauchemar.

- Oui, c’est ce qu’il m’a semblé, tu n’arrêtais pas de t’agiter.

- Merci de m’avoir réveillé.

- Pas de quoi. De quoi tu as rêvé pour te mettre dans un état pareil ?

- J’étais de retour au Mugenjo, mes amis se battaient contre des gens de la Beltline. Et quand je suis arrivé, mes amis ont arrêté de se battre. Ils attendaient que je relâche Raïtei, mais je ne voulais pas. Toute cette énergie m’a donné la nausée. Les types de la Beltline ont commencé à me tabasser et tu m’as réveillé. »

Pendant tout le récit de Ginji, Mido caressa les cheveux blonds, patiemment. Le soleil se couchait et les derniers rayons donnaient des reflets dorés aux cheveux de Ginji. L’ex-Raïtei soupira, et regarda le disque solaire, essayant de prendre une décision. Mido prit alors la parole : « Gin, qu’est-ce que tu veux faire ?

- … Je ne sais pas, à vrai dire. Je n’arrive pas à savoir ce qui serait le plus juste. Je me sens bien ici et je m’en veux de vouloir rester, de les laisser se débrouiller sans moi. J’aimerai… Je ne sais pas… » Une grosse boule commençait à obstruer la gorge de Ginji.

- Prends ton temps, Gin. Quelque soit ta décision, je reste avec toi. » affirma le brun. Le blond lui fit un sourire, un peu rassuré. Puis, d’une voix lente, Mido continua : « Tu sais, tu n’as pas à prendre toute cette responsabilité sur tes épaules. Même si tu as de grands pouvoirs, tu es un être humain, tu ne peux pas être partout. Tu as le droit d’avoir peur pour toi et pour les autres, tu as le droit de connaître tes limites et de vouloir éviter la catastrophe que tu sens venir. Et si les autres ne comprennent pas, tant pis, du moment que tu vis en accord avec tes valeurs et que tu fais de ton mieux, tu n’as pas à t’en vouloir.

- … T’es sûr, Ban-chan ? » La voix de Ginji tremblait.

- Oui, j’en suis sûr. » répondit Ban d’un ton sans réplique.

Les larmes coulèrent le long des joues de Ginji, sans qu’il cherche à les retenir. Larmes de joie d’être enfin accepté, compris. Mido le sentit, le visage de Ginji étant toujours appuyé sur sa jambe mais ne fit aucun commentaire, sa main toujours dans les cheveux dorés. Ils laissèrent le soleil se coucher, puis quelques étoiles commencèrent à piqueter le ciel.

Au bout d’un moment, Ginji s’assit à côté de Ban. Ayant pris sa décision, il prit une grande inspiration et se lança : « Ban-chan, on peut retourner au Mugenjo ? » Le brun regarda son ami, se demandant ce que le blond avait derrière la tête. Ginji ajouta : « J’aimerai y récupérer quelques affaires, avant de partir.

- … Gin, tu es sûr de ta décision ? Je ne veux pas t’obliger à faire quelque chose que tu ne veux pas.

- Ban-chan, tu m’as largement laissé le temps de réfléchir. Au château infini, je n’ai jamais eu le luxe de réfléchir toute une journée, je devais toujours mentir, faire semblant que tout allait bien alors que je sentais que j’allais dans un mur. Tu m’as montré une solution pour éviter tout détruire. Mes amis comprendront. Enfin, je l’espère. »

La voix cassée par l’émotion, Ginji sourit, des larmes continuaient à couler. Mido passa son bras autour des épaules de Ginji, la tête du blond vint s’appuyer sur son épaule. Le blond reprit d’une voix posée : « Je suis triste de les laisser mais j’ai pris ma décision. Pour les protéger, je dois partir.

- Tu veux aller leur dire au revoir ?

- … Non, je n’y arriverai pas. J’ai essayé tant de fois de leur faire comprendre ma peur, ils voudront me retenir. Je ne peux pas rester.

- Tu veux qu’on y aille maintenant ?

- Oui, autant en finir. »

Le blond se leva et tendit sa main à Ban. Le brun attrapa cette main, se leva et la garda un instant dans la sienne. Surpris, Ginji regarda à nouveau sans crainte dans les yeux saphirs, les lunettes tombées au bout du nez ne les cachant pas. Mido hésita un instant et murmura : « Ginji, je voulais te dire… Où que tu sois, quoi qu’il arrive… Appelles-moi, je te retrouverai. » Sans même y réfléchir, il sut que ce serait vrai. Pourquoi, comment, il ne savait pas, mais il savait qu’il entendrait l’appel de Ginji, où qu’il soit.

Un sourire éclaira le visage de Ginji. Mido n’eut pas le temps de bouger qu’il se retrouva dans les bras du blond, qui murmura doucement: « Merci Ban-chan… Merci… » Le maître du Jagan se tendit, mal à l’aise, mais peu à peu se laissa câliner. Maladroitement, il mit sa main sur la tête de Ginji, un peu comme le blond l’avait fait pour le gamin un peu plus tôt dans la journée.

Après un moment, ils se mirent en route vers le Mugenjo, marchant côte à côte. Ils commencèrent à traverser un pont qui offrait une vue dégagée sur le château infini, lorsque Ban demanda : « Qu’est-ce que tu aimerais faire, une fois qu’on aura récupéré tes affaires ?

- Eh bien, je crois que j’ai un peu faim. », avoua le blond, avec un petit sourire.

- Espèce d’idiot, pourquoi tu ne l’as pas dit plus tôt ? », répliqua Ban, étonné et un peu énervé contre lui-même. Ginji avait l’estomac vide, Mido aurait du se douter que son ami aurait faim.

- Parce que je ne voulais pas abuser de ta gentillesse. Tu m’as déjà invité ce midi, non ? », lui fit remarquer Ginji.

Mido se renfrogna, un peu perdu. ‘Ami ? Gentillesse ?’ Ginji se faisait de drôles d’idées sur lui. Il n’était vraiment pas sûr de mériter l’amitié de Ginji. Des murmures dans sa tête, vieux souvenirs qu’il aurait aimés effacer commencèrent à chuchoter : ‘Monstre, assassin…’ Grinçant des dents, Ban sortit une cigarette d’une main tremblante. Il entendit alors Ginji lui demander, d’une voix innocente : « Tu sais ce que j’aimerai faire plus tard ?

- … Non, Gin, qu’est-ce que tu voudrais faire ? » Ban se concentra sur le blond, pour éviter de se laisser rattraper par ses souvenirs. Le visage plissé par la concentration, celui-ci s’était accoudé à la barrière, juste au dessus de l’autoroute et regardait ses mains.

- J’aimerai que mes pouvoirs servent à rendre les gens heureux, pas à détruire. » Le visage sérieux de Ginji se détendit en un sourire et se redressant, il s’adressa à nouveau à Ban : « Tu crois qu’on pourrait travailler ensemble ?

- … Ça m’a l’air pas mal comme idée. » opina Ban.

Plongeant ses yeux dans ceux de Ginji, il y lut les pensées du blond comme dans un livre ouvert : ‘Ami, gentil, heureux, confiance, acceptation, merci’. Les yeux de Ban se brouillèrent un bref instant, et un éclair de soulagement traversa son regard. Sans le savoir, Ginji venait ainsi de refouler tous les souvenirs noirs de Mido, comme l’obscurité fuit devant le soleil.

Ban se permit un sourire sincère, heureux de se sentir ainsi accepté. Il se rapprocha du blond et lui demanda : « Quel travail voudrais-tu faire ?

- … Je n’y ai pas réfléchi. », avoua Ginji en se passant la main sur la nuque, son sourire se fit embarrassé.

- Que dirais-tu de devenir récupérateur ? » proposa Ban sans réfléchir.

- Cela consiste en quoi ? » demanda le blond, curieux.

- Eh bien, quand quelqu’un perd un objet, ou qu’on lui en vole un, cette personne fait appel à des récupérateurs pour le lui rapporter. » expliqua Mido.

- Ça m’a l’air pas mal. En gros, c’est rendre des objets auxquels les personnes tiennent, c’est ça ?

- C’est ça. Sauf que des fois, c’est compliqué, car le gars qui l’a volé embauche des types pour protéger l’objet.

- D’accord. Quel genre d’objets as-tu déjà récupéré ?

- Comment sais-tu que j’ai déjà fait ça ? », demanda Ban, étonné.

- … Je ne sais pas comment mais je sens que tu as déjà fait des récupérations. », répondit Ginji. Il se gratta la tête, embarrassé. « Désolé, Ban-chan, je ne voulais pas te mettre mal à l’aise.

- Non, ce n’est pas grave, tu m’as surpris, c’est tout. » Ban marqua une pause et se mit à réfléchir : « Eh bien, j’ai déjà du récupérer des documents importants pour des businessmen, des bijoux, un tableau, ce genre de choses… »

Tirant sur sa cigarette, Mido hésita et décida de jouer franc jeu : « Une fois, on m’a même demandé de récupérer une fugueuse. Elle ne voulait pas rentrer alors j’ai du l’assommer pour la ramener. Je me suis fait tellement enguirlandé par son père, qu’il l’a réveillée rien qu’avec ses cris. » Lançant une bouffée de cigarette dans le ciel, Ban se permit un sourire en coin et murmura : « Elle avait l’air étonné de voir son père m’engueuler comme du poisson pourri. Et ému de le voir pleurer aussi.

- Ils se sont réconciliés ? » demanda doucement Ginji.

- Je n’en sais rien, j’ai pris mon fric et je me suis barré. Je me suis promis de ne plus obliger quelqu’un à me suivre par la force, sauf cas de force majeure. Je n’avais pas envie de me reprendre un savon pareil. » répondit Ban, les yeux dans le vague. A cette époque, il n’en avait un peu rien à foutre des autres. Mais le ton doux de Ginji ébranlait ses convictions de solitaire endurci.

- J’espère que son père et elle se sont réconciliés. Après tout, il a pleuré non ? ça veut dire qu’il tenait à elle.

- Ouaip, j’espère aussi. » souffla Ban, sincère. Ginji sourit, instinctivement, il savait que Ban lui disait la vérité et qu’il ne la dirait pas à tout le monde.

Les deux amis restèrent ainsi sans parler, le bruit de l’autoroute était calme et reposant. Sortant son portefeuille, Ban compta ce qui lui restait. Il pouvait leur payer une nuit dans un motel, mais avec le restant, ce serait pas mal qu’ils se payent une voiture, ce serait pratique pour les récupérations. Il releva la tête et regarda le blond. Ginji avait les yeux fixés sur le Mugenjo, son humeur tournant à la mélancolie. Sentant qu’il devait intervenir, Ban envoya un gentil coup de poing sur la tempe de Ginji, le faisant se retourner, étonné.

Les yeux bleus plongèrent dans les yeux chocolat, et Mido déclara : « C’est toi qui choisis, Ginji, je resterai avec toi.

- J’ai déjà choisi, Ban-chan. Je reste avec toi. » Le blond le regarda en souriant, sa voix ne sonnait pas trop triste, mais au contraire, pleine d’espoir.

Sentant son cœur se réchauffer, Ban sourit, et, inclinant la tête en direction du quartier marchand, il proposa : « Tu veux qu’on aille manger un morceau ? On ira récupérer tes affaires demain.

- Ok, je meurs de faim ! » Souriant, Ginji hocha la tête et suivit le brun.

La soirée se passa dans une ambiance amicale, Ban se retrouvant à jouer avec Ginji, essayant de lui piquer quelques sushis comme il le faisait avec Himiko, le blond ne se laissant pas si facilement avoir. Puis, ils se dirigèrent vers un hôtel, et prirent une chambre. Malheureusement, il n’y avait qu’un seul lit et Ban rougit en s’en rendant compte. Le blond ne nota pas l’embarras de Ban et s’allongea sur le lit.

Se rendant compte que Ban ne le rejoignait pas, Ginji se leva sur un coude et demanda : « Ban-chan, qu’est-ce qu’il y a ? Tu n’as pas sommeil ?

- Euh, cela ne te dérange pas qu’on dorme dans le même lit ?

- Non, du tout. J’ai toujours dormi avec mes amis, au Mugenjo. Cela t’embête ? Je n’ai jamais dormi tout seul.

- Jamais ? » s’étonna Ban, auquel Ginji répondit en secouant la tête.

Repensant au Mugenjo, le blond fut pris de tremblements, il avait décidé, pour les protéger, il devrait faire face avec le fait qu’il ne verrait sans doute plus jamais ses proches. Sans un mot, Ban s’allongea à côté de Ginji et, comme la veille, lui prit la main. Le remerciant par un sourire, le blond laissa sa tête tomber sur l’oreiller et s’endormit rapidement. Regardant son ami, Mido se demanda si un jour, le blond pourrait s’enlever le poids du remords de laisser ses amis se débrouiller. Mais, dans son sommeil, l’ex-Raïtei avait un sourire très doux et Ban sentit que c’était un peu grâce à lui que Ginji avait repris espoir. Ce qui lui laissait la grande responsabilité de s’occuper de ce petit ange au cœur pur qui ne connaissait rien au monde extérieur.

Retirant doucement sa main de celle de Ginji, Ban s’asseya à nouveau et sentit Ginji, endormi, se rapprocher tout contre lui. Il ne put s’empêcher de sourire en regardant son partenaire se lover contre lui, avant d’allumer sa cigarette. Il protègerait Ginji, quoiqu’il arrive, c’était sa nouvelle raison de vivre. Planifiant ce qu’il aurait à faire le lendemain, Ban repensa à Paul, l’informateur aurait sûrement quelques idées à lui donner pour se remettre en selle dans le travail de récupération.





Lorsque Ginji se réveilla le lendemain, il se rendit compte que Ban s’était endormi dans une position assise. Ses cheveux bruns commençaient à flotter dans le champ électrostatique généré par Ginji mais étaient encore trop longs pour se dresser en piques. Regardant au dehors, l’ex-Raïtei s’aperçut qu’il était juste un peu avant l’aurore, à l’heure où tout était calme au Mugenjo, car tout le monde dormait, ou reprenait des forces. Le blond décida alors d’aller récupérer ses affaires rapidement. Il secoua doucement l’épaule de Ban, lequel grogna en réponse, en ouvrant un œil à moitié ensommeillé.

Ginji murmura : « Je vais aller chercher mes affaires, où veux-tu qu’on se rejoigne ?

- Atta, tu ne veux pas que je vienne avec toi ?

- Tu as besoin de sommeil, Ban-chan.

- Non, ça ira.

- Ban-chan, je n’en ai pas pour longtemps. » plaida Ginji.

- Espèce de tête de mule. Bon, on se rejoint au Honky Tonk, tu sais, le café que je t’ai montré quand on est rentré du restaurant hier soir ? Et si tu n’es pas là avant midi, je retourne au Château infini et je casse la baraque.

- Ok, Ban-chan. Dors maintenant.

Le brun fit semblant de se rendormir, mais dès que Ginji eut quitté la pièce, il se leva, s’habilla en vitesse et le suivit discrètement.



L’avantage d’aller au Mugenjo était que cet immense ramassis de bâtiments non achevés était visible d’un peu partout dans Tokyo. Le temps était gris, maussade et Ginji frissonna. Du haut de l’immeuble d’où il suivait son partenaire, Ban demanda à Asclepios de prendre soin de son ami. Le blond leva la tête, se sentant épié, mais Ban avait réussi à filer avant qu’il n’ait eu le temps de le voir. Néanmoins, l’injonction de Ban avait fonctionnée, et pour qui aurait été capable de décrypter la magie, aurait vu le corps sinueux d’un serpent géant envelopper Ginji de ses anneaux.

Ginji continua son chemin et parvint dans la cité infinie. A nouveau, il se sentit épié, mais de façon hostile. Tournant vivement la tête, il regarda en haut d’un immeuble, tous ses muscles tendus. Mais, bizarrement, la sensation disparut et, bien qu’étonné, Ginji décida de se remettre en route rapidement. Quelques étages plus haut, Ban relâcha la nuque d’un type qui avait visé le blond avec un révolver. Le type qui gisait à présent assommé à ses pieds fut le premier d’une longue série.

Le blond arriva enfin chez lui, au quartier général des Volts, il était content que personne ne se soit mis sur son chemin. Tout le monde dormait encore. Ginji se changea rapidement, troquant sa chemise bleue et son pantalon rouge contre un T-shirt blanc, un short et une veste verte sans manche. Il fourra dans un sac à dos ses maigres affaires et repassa par la pièce où Jubeï et Kazuki dormaient. Considérant un instant le visage efféminé de Kazuki, Ginji espéra que celui-ci se souviendrait de ce qu’ils avaient convenu en cas de crise, à savoir que Kazuki prenne sa place en cas de disparition de Raïtei.

Mélancolique, Ginji émit une prière à l’attention des Dieux du Mugenjo : ‘ Foutez-leur la paix, ou protégez-les, car je ne peux pas rester à cause du pouvoir que vous m’avez donné. ’ Puis, triste mais résolu, il quitta le quartier général et repartit rapidement. Lorsque le blond arriva enfin au Honky Tonk, les nuages étaient noirs, menaçants, mais sans éclater. Paul le regarda entrer et le salua : « Bienvenue. Le temps a l’air bien lourd aujourd’hui, vous ne trouvez pas ? » L’ex-Raïtei se contenta d’un hochement de tête pour saluer et approuver en même temps.

De l’extérieur, dans la ruelle en face du Honky Tonk, Ban regarda Ginji s’installer au comptoir, et commencer à l’attendre. Touché par son air triste, Paul offrit un café au blond, murmurant « C’est gratuit.

- Merci. » Ginji se sentit de nouveau mélancolique et un peu perdu malgré l’ambiance chaleureuse du café, il murmura : « Ban-chan, où es-tu ? » Entendant cet appel de détresse, grâce au lien qui les unissait, Ban n’y tint plus et se décida à entrer.

La porte s’ouvrit dans un tintement de cloche, et Mido lança : « Salut Paul ! J’aimerai bien un café, tu veux bien ? Oh, tu es déjà là, Ginji ? » Le brun sourit au blond et s’installa à côté de lui. Répondant par un sourire timide, Ginji le regarda s’asseoir juste à côté de lui, se sentant déjà beaucoup mieux. Le maître du Jagan s’alluma une cigarette et demanda à Paul : « Dis-moi Paul, tu ne connaîtrais pas des gens qui seraient intéressés par deux récupérateurs ? »

Réussissant à cacher son choc, Paul Wan regarda les deux jeunes gens. Il avait été récupérateur avant d’être informateur, et, depuis sa retraite, il avait toujours rêvé de transmettre le flambeau. Ces deux jeunes gens pourraient-ils devenir la future génération des Get Backers ?


-----------------------------

Commentaire : Voilà, la suite correspond au début de l'animé ou du manga, selon votre choix.
J'espère que cette petite histoire vous a plu.

Message édité par totbung le 19-03-2010 à 13:17

lukian

Inscrit le : 20 août 2007
Messages : 392
Localisation : dans un château en ruines, assis devant l'âtre d'un feu

Posté le 28-03-2010 à 17:43:38  Voir le profil de lukian Envoyer un message privé à lukian 

Lukian approche de la clairière, déserte à cette heure, et remarque l'histoire de Tot' parmi toutes celle étalées sur la table en chêne, les coussins et les fauteuils.
Le loup disposant de peu de temps, survol les pages du regard et est impatient de voir le résultat.
Il laisse cependant un petit mot adressé à Totbung:

"Je ne connais pas ce manga, mais j'ai hâte de lire ce que donne ta version Tot' :p "

Message édité par lukian le 28-03-2010 à 17:52

Le N&D fait son Show !! Ici =>http://thenetdshow.blogspot.com/

totbung

Inscrit le : 06 jan 2006
Messages : 450
Localisation : dans les trains...

Posté le 29-03-2010 à 22:03:11  Voir le profil de totbung Envoyer un message privé à totbung 

Coucou Lukian,

L'histoire ci-dessus peut suffire à elle-même, enfin, à mon avis. J'ai d'autres histoires de prévu, mais je préfère les finir d'abord, je les posterai après.

Bon courage pour tes activités, bonne soirée,

Totbung

Lorelei22

Inscrit le : 08 jan 2008
Messages : 433
Localisation : dans le trou noir qui a englouti le soleil

Posté le 02-08-2010 à 17:54:04  Voir le profil de Lorelei22 Envoyer un message privé à Lorelei22 

Je me suis dit "Allez, fais l'effort de lire correctement et de lui laisser un vrai p'tit commentaire!!" mais quand j'ai vu la longueur : Totbung aies pitié de nous et poste moins long pour que les fainénants comme moi puissent réussir à faire l'effort de lire, s'il te plait!!! :gene:

Hum, sinon, je vais quand même tenter une première approche... ;)

Si vous voulez devenir mes éditeurs ;)http://www.mymajorcompanyboo (...) rs/tinalorelei/

totbung

Inscrit le : 06 jan 2006
Messages : 450
Localisation : dans les trains...

Posté le 03-08-2010 à 19:50:53  Voir le profil de totbung Envoyer un message privé à totbung 

Merci pour le commentaire ! :)

Oups ? J'en ai mis trop d'un coup ? :gene: Ok, j'en prends bonne note, je ne ferai pas la même chose avec Montagne (un autre écrit que j'ai commencé à poster ici) ;) .

Merci d'avance ! :)

Ajouter une réponseAbsylia, index du forum -> Le coin des artistes -> Ecrits
Pages : 1 2 3 4 Haut de page  Page précédente  Page suivante

Ce forum est la propriété de Absylia et comporte des copyrights au niveau des images et smileys.
Toute utilisation sans autorisation sera soumise à poursuites © 2008 Absylia
Page générée en 0.356096 secondes
Hébergement professionnel Celeonet