Tinu

A Soan
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Lorelei22

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Posté le 01-03-2010 à 20:23:24  Voir le profil de Lorelei22 Envoyer un message privé à Lorelei22 

Tombée sous le charme de la pochette et envoûtée par les mélodies, les textes et la voix de ce jeune chanteur, ma plume m'a démangé et j'en ai écrit ces deux textes... je vous laisse en juger...

LES RÊVES ONT PLUS DE VALEUR QUE LA TUNE

On dit qu’j’aime pas les gens
On m’dit que j’ferais bien
De dire du bien
De temps en temps.

On dit que je me prends
Pour ce que j’n’devrais pas
Que l’on n’croit pas
En c’que j’prétends.

Mais je me fiche bien de ce qu’on dit
Moi je fais juste ce que je veux d’ma vie.
Aucun d’entre eux ne m’a tendu la main
En m’disant : Hé! Gars! ‘faut qu’tu joues plus haut!
Personne n’applaudissait des deux mains
Ou balançait une pièce dans mon chapeau.

On pense que j’la joue rebelle
On pense que j’suis un Guignol
Que j’ai qu’du bol
De goûter au miel.

On pense que j’tiendrais pas
Que je ferais moins l’beau
Quand par défaut
L’masque tomb’ra

Mais je me fiche de ce qu’on pense
Maint’nant c’est moi qui mène la danse
Je chante pour les amis, les passants,
Les dandies ou les oubliés. Tous ceux
Qui dans ma verve de drôle paresseux
Trouveraient de la joie en écoutant.

Je n’ai rien demandé, j’suis allé le chercher.
Vous me reprochez d’avoir espéré la Lune
De l’avoir tant flatter qu’à moi elle s’est livrée.
Mais que n’essayez-vous pas de vous en créer une?
Personne n’a dit qu’elle ne pouvait être partagée.
Même saisie, elle ne peut être maîtrisée.
Mais qu’importe tant qu’elle me guide parmi les dunes.
De là d’où je viens, des blêmes tunnels sous vos pieds
Même les rêves ont plus de valeur que la tune.

On crie qu’j’fais semblant
On m’jette à la figure
Que mon talent
Est loin d’être sûr!

On m’trouve toujours trop.
Trop hautement inspiré
Trop vite trop haut
Trop plébiscité.

Mais j’me fiche de c’que vous raconterez
Puisque je continuerais d’composer
Aussi longtemps que c’que je chanterais
M’apportera l’bonheur que je cherchais
Et j’veux bien être traité de pédé
Si ça peut vous apporter satiété.

Allez crier sur les toits
Tout ce qu’il vous plaira
Mes amis et moi
Ca n’nous chang’ra pas

J’aime trop chanter sur les pavés
Alors toutes vos critiques
Sur mon cirque
Vont droit où vous savez.

Je n’ai rien demandé, j’suis allé le chercher.
Vous me reprochez d’avoir espéré la Lune
De l’avoir tant flatter qu’à moi elle s’est livrée.
Mais que n’essayez-vous pas de vous en créer une?
Personne n’a dit qu’elle ne pouvait être partagée.
Même saisie, elle ne peut être maîtrisée.
Mais qu’importe tant qu’elle me guide parmi les dunes.
De là d’où je viens, des blêmes tunnels sous vos pieds
Même les rêves ont plus de valeur que la tune.


L’AMOUR VAUT BIEN LA HAINE

C’était la belle saison, mais je n’avais déjà plus ma raison.
Pour le beau capitaine,
ma douce sirène brûlait d’amour et moi de haine.
Dans la Vallée du Rhin, c’est le rocher dangereux
Sur lequel ont péri tant de malheureux.
Ils étaient tous marins, plus jeunes ou plus vieux,
Elle chantait et guettait chacun d’entre eux.

C’était la belle saison, mais je n’avais déjà plus ma raison.
Pour le beau capitaine,
ma douce sirène brûlait d’amour et moi de haine.
Mais désolé chers matelots, la belle des flots
Ne chantait que pour l’Capitaine d’un seul bateau.
Et quand finalement vous l’aperceviez tout là-haut
Sur son rocher hissée, la mort avait déjà sorti sa faux.

C’était la belle saison, mais je n’avais déjà plus ma raison.
Pour le beau capitaine,
ma douce sirène brûlait d’amour et moi de haine.
Il avait fait naufrage sur ses rivages, mais encore vivant
Il l’avait séduite et elle avait trouver en lui son unique amant,
Moi qui depuis tout ce temps, dansais sous son regard distant
Tentant par mes doux roulements, de l’attirer un moment.

C’était la belle saison, mais je n’avais déjà plus ma raison.
Pour le beau capitaine,
ma douce sirène brûlait d’amour et moi de haine.
Ô Capitaine! Toi qui l’avait faite tienne en prenant son cœur,
En t’enfuyant comme un voleur, tu as décuplé ma fureur.
Moi, jours et nuits, j’entendais et je berçais ses pleurs
Prisonnier d’un amour qui me brûlait de l’intérieur.

C’était la belle saison, mais je n’avais déjà plus ma raison.
Pour le beau capitaine,
ma douce sirène brûlait d’amour et moi de haine.
Alors, quand un jour le bateau au loin est apparu,
Que je compris que le Capitaine était finalement revenu
Je m’élevais de tous mes tourments pour le cacher à sa vue
Et faire en sorte qu’il ne puisse être, de mon aimée, reconnu.

C’était la belle saison, mais je n’avais déjà plus ma raison.
Pour le beau capitaine,
ma douce sirène brûlait d’amour et moi de haine.
Pourtant, je ne pus empêcher que sur son rocher
Le bateau de celui qu’il aimait n’aille s’écraser.
Et quand elle vit l’épave tant guettée, sous ses yeux flottait
Son chant se stoppa et elle plongea le rechercher.

C’était la belle saison, mais je n’avais déjà plus ma raison.
Pour le beau capitaine,
ma douce sirène brûlait d’amour et moi de haine.
Mais que tu fus enfin dans mes bras, Ô mon Amour,
Je les serrai si fort, que tu ne pus lui porter secours.
A bout d’efforts, ton cœur déchiré et noyé à son tour,
J’enlaçai ta main, que tu m’abandonnais pour toujours.

C’était la belle saison, mais je n’avais déjà plus ma raison.
Pour le beau capitaine,
ma douce sirène brûlait d’amour et moi de haine.


Si vous voulez devenir mes éditeurs ;)http://www.mymajorcompanyboo (...) rs/tinalorelei/

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