 Lorelei22 
Inscrit le : 08 jan 2008 Messages : 410 Localisation : dans le trou noir qui a englouti le soleil | Posté le 14-01-2010 à 12:09:03 BONJOUR !!!
Voici quelques extraits du texte qui pourront, je l'espère, vous inspirer...
TO KILL : LES PERSONNAGES
Je reviendrais sûrement faire un edit pour éclaircir... et si entre-temps vous avez des questions, ce sera avec plaisir que j'y répondrais!!!
LES GARDIENNES :
« Angie se mit à penser à Angela et Athenaïs qui étaient partie en reconnaissance participer au grand rassemblement donné par le Docteur CHAATERTON à Versailles. […]Elles avaient réussi à se trouver des cavaliers d’une importance nationale certaine et d’un âge tout aussi établi, que leurs séduisantes boucles blondes avaient faits succomber sans difficultés. «
« Elle (Angie) s’était alors retrouvée affectée de la capacité de ressentir des choses, tout comme la benjamine Athenaïs, ce qui n’était pas le cas de leurs aînées, Athena et Angela.
Cet état des choses avait fait d’elle (Angie, toujours) quelqu’un que l’on disait colérique, impatiente et cruelle ; seule Athena, d’une froideur implacable, arrivait à la maîtriser et à avoir un ascendant sur elle. Angie avait beaucoup d’admiration – là aussi une chose qu’elle n’aurait pas dû éprouver - pour sa sœur. Celle-ci était le cerveau, la liaison, le chef de leur confrérie de Gardiennes. »
ANGIE :
« Elle était vêtue d’une combinaison noire dont il ne reconnaissait aucunement la composition tissulaire, munie de gants de la même nature et portant une petite mallette en cuir également noire. Les cheveux éparpillés, voire limite emmêlés, d’un roux cuivré et des yeux sombres aux éclats d’émeraude lui firent penser à ses héroïnes que l’on voyait beaucoup dans les films de science-fiction du demi-siècle précédent. […] Il sentit une intense sueur montait soudainement : il n’avait aucune possibilité d’en douter, cette fille n’était pas humaine. »
« Quand elle passa la porte, sur le coup, il ne fut pas certaine de la reconnaître. Afin de passer inaperçu, elle avait enfilé un simple trahi kaki, un tee-shirt noir et une veste à capuche de la même couleur par-dessus. Une paire de rangers usées finissait le tableau. Elle s’installa en face de lui, comme si de rien n’était. Lui, un sourire amusé lui fendait le visage. »
YAËL :
« Depuis la naissance de Yaël, […] quand l’enfant avait hurlé à la brûlure du rayon de Soleil, sa première pensée (du Docteur, son père), son premier cri, avait été de tuer ce monstre. Puis il s’était rapidement ravisé. […] Dès lors, des dispositions de précaution avaient été mises en place et des directives données quant à l’existence de ce bébé.
L’enfant devînt le sujet expérimental préféré de son père, et fut condamné à un isolement quasi-total.
Le peu de personnes qui connurent le secret, furent celles qui en étaient génitrices, notamment la grand-mère maternelle.
La maladie héréditaire circulait dans le sang ses ascendants. En quittant la Roumanie, les GJORJERIS avaient cru échapper en même temps à la malédiction qui frappé leur famille depuis des siècles, abandonnant celui qu’il croyait le dernier et le pire d’entre tous : Bulchian GJORJERU.
Trois générations étaient passées sans aucun signe de la malédiction. Le choc avait été d’autant plus dur quand Yaël était venu au monde.
Mais chacun vit dans le fait que le père soit un scientifique, une bonne augure.
Personne ne songea un instant à l’enfant, à ce que serait sa vie.
Et rien que pour ça, Yaël n’était pas mécontent de rester en arrière de tout le faste de son père. […] Il avait eu envie d’errer sur les bords de la Seine, toujours débordante de la décadence de l’humanité, côtoyer un monde où la société contemporaine se dégorgeait de son trop plein de déchéance.
Quand il était trop dépité et lassé de ce spectacle, il se réfugiait dans la détresse et l’invisible vie métropolitaine. Puis, lorsqu’en fin de comptes, il sentait, en se frottant de trop à la foule, à toutes ses odeurs frémissantes qui faisaient bouillir son sang, qu’il ne lui faudrait pas grand-chose pour succomber, il retournait s’isoler dans la demeure familiale, ou dans un dépôt isolé et à l’abandon.
Parce qu’aussi ravi que chacun l’était que son père puisse le soigner, très peu de personnes songeaient à la souffrance que pouvait être la vie de cet enfant cloîtré dans la solitude depuis sa naissance et traité comme un rat de laboratoire par son propre père. Heureusement qu’il avait tout de même l’amour de sa mère et la compagnie de son frère.
Suivant son rythme habituel, il avait échoué dans une rame de métro nauséabonde.
Affalé sur un siège, il se laissait porter de station en station. Regardant les gardiens de nuit s’en aller prendre leur poste, les putains regagner leur trottoir et les clochards choisir leur banc pour la nuit; il songeait sans grande conviction à la double quête qu’il s’était fixé depuis quelques temps : échapper à son père et à sa malédiction. »
« Elle n’avait pas pu l’observer aussi attentivement l’autre nuit, ni saisir d’image nette de son visage. Il avait un visage très maigre, ses joues creuses mettaient encore plus en évidence son regard bleu acier, presque incolore. Des cheveux châtains, mal-entretenus, lui descendaient jusque sur le bas de la nuque et une grande frange lui mangeait le front. Il était vêtu d’un jean délavé, presqu’aussi clair que ses yeux, et usé, qui était déchiré aux niveaux des talons, faute d’ourlet. Il portait un pull en laine très simple et une espèce de parka noire, sans capuche, à col montant.
Dans l’ensemble, ses paramètres ressemblaient plus à la description d’un homme négligé, voire un clochard - et encore sans aucune trace d’alcoolisme ni de tabagisme - qu’à un être atteint d’une maladie mortelle. »
C'est un peu long, mais c'est essayer de vous donner l'ambiance...
Message édité par Lorelei22 le 14-01-2010 à 21:16 |